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Publié par Les Koronin

Le salon Art en Capital, dans le prestigieux Grand Palais.

Le salon Art en Capital, dans le prestigieux Grand Palais.

Art en Capital 2014 :

Hier soir avait lieu le vernissage du salon Art en capital, au Grand Palais, sous le haut patronage du président de la république. Nous y étions invités par notre amie Elisabeth Lerolle – qui exposait une toile à "Comparaison". Depuis deux ans, nous avions choisi de ne pas exposer par nous-mêmes, pour des rasions de temps mais aussi d’engagements avec d’autres « galeries » & partenaires.

Comme l’année passée, cette soirée me laisse autant un sentiment d’émerveillement que de malaise.
Peut-être moins d’artistes présents, apparemment toujours autant de visiteurs ; dont une partie déambulait, admiratrice devant une œuvre maîtrisée, perplexe face à un mouvement qui exprime l’inertie. Entre les rencontres avec des exposants parfois pédantesques, souvent cordiaux, l’abstraction expressionniste semble en expansion, tout comme les représentations humaines assez réalistes, quand la sculpture m’apparaît personnellement « s’endormir » ; j’avais l’impression de revoir une énième fois le précédent salon.

Marie, Isabelle & Elisabeth.

Marie, Isabelle & Elisabeth.

D’après moi, Il existe une réelle différence de compétences plastiques entre les divers salons, ce que je ne critiquerai pas puisque un salon comme Les Indépendants propose un panel intellectuel plus vaste, plus ouvert aux amateurs, parmi lesquels l’on trouvera des talents qui n’attendent qu’un petit encouragement pour prendre leur envol dans le monde professionnel des arts plastiques. D’ailleurs Sur ce dernier point, permettez-moi une réflexion des plus personnelle.

S’il m’est très agréable de rencontrer des artistes souvent humbles (ils sont d’ailleurs généralement parmi les meilleurs plasticiens présents, quelque soit leur domaine de représentation plastique), l’on croise hélas encore trop de divas pédantesques. On les reconnaît facilement à leur façon de glisserleurs cartes de visites dénommées « Artiste de la lumière » ou « sculpteur du mouvement, grand prix du Salon International de Saint Tréfouillis Les Quatre Moineaux » entre le cadre & la toile, ou sous chaque sculpture. J’en croisais même un, côté Salon des Artistes Français, qui affichait être artiste invité à l’année… par sa propre galerie !

Je conclus sur ce qui me semble constituer une première dans ce salon Art en Capital depuis qu’il existe & est revenu au Grand Palais.
Au détour d’une allée du coin des Indépendants, côté EAG, un quidam croisant Isabelle lâchait à voix haute : « Tiens, les bourgeoises viennent faire leurs marchés ».
C’est bien la première fois que j’entendais une telle remarque ainsi dénuée de toute forme d’intelligente, notamment de la part d’un exposant participant à ce prestigieux vernissage dans un lieux tout aussi chargé d’histoire. Car une simple & lucide réflexion préside à se rendre compte que sans les « bourgeois » pour acheter nos œuvres, nous autres artistes travaillerions plus fréquemment dans les hypermarchés afin de gagner de quoi payer nos factures.

Je joins une dernière image de la soirée, au marché de Noël des Champs, loin du sordidebraquage qui avait lieu au même instant, dans une bijouterie du haut de la rue.

Art en Capital 2014

Art en Capital :

25 Novembre 2014 - 30 Novembre 2014

- 25 novembre à partir du 14h - vernissage de 17h à 22h
- 26, 27, 30 novembre du 11h à 20h
- 28, 29 novembre de 11 à 22 h

Informations et réservations sur artencapital.net

Les Koronin 2014.

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Arthur 30/11/2014 15:36

Vendre ! Le grand thème du monde artistique est lâché. Je comprends tout ce que cela sous-entend dans la manière dont le texte est formulé, mais ne puis être d’accord.

Je conçois parfaitement que lorsque l’on a la subsistance assurée ce doit être extraordinaire de pouvoir se lancer dans la création, la « pure création ». J’aimerai pouvoir accéder à ce niveau, sauf que je n’ai pas les compétences pour créer, ou plutôt que je ne pense pas les avoir.
J’aimerai également pouvoir avoir le plaisir et peut-être l’orgueil de présenter mes travaux aux autres, au plus grand nombre, non pour vendre, mais pour Moi et surtout être reconnu par les autres comme ‘artiste’, … parler ‘haut’ de mes créations, exposer dans des locaux remarquables et enfin, sans oser l’avouer que quelqu’un – ou plusieurs – reconnaissent mon travail (me reconnaissent) et achètent mes travaux.
Je ne souhaiterai pas ‘vendre’ mais être ‘acheté’ !

D’un autre côté, si nous nous intéressons au marché actuel de l’art, marché dans lequel des « artistes » dirigent des entreprises quasi industrielles avec des services marketing, communication, relations publiques, hobbying, promotion des ventes, commerciaux etc … ou des œuvres valent près de 50 000 000 $ et ou l’on peut s’attendre à trouver des produits dérivés : teeshirt, porte-clés, chromo … s’agit-il d’art, de commerce ou de recherche de création d’une marque. Ne serait-ce pas une forme d’industrie artistique ou d’artistico-industrie.
A remarquer que dans ce cas l’on ne parle pas de vendre et encore moins de commerce.

Au centre il y a tous ceux qui veulent « vendre » leur travail, qui peignent par passion, veulent également être reconnus et « vendre » pour pouvoir continuer à investir dans leur travail créatif.

Alors « vendre » si j’étais artiste : OUI.

Arthur 30/11/2014 15:35

Vendre ! Le grand thème du monde artistique est lâché. Je comprends tout ce que cela sous-entend dans la manière dont le texte est formulé, mais ne puis être d’accord.

Je conçois parfaitement que lorsque l’on a la subsistance assurée ce doit être extraordinaire de pouvoir se lancer dans la création, la « pure création ». J’aimerai pouvoir accéder à ce niveau, sauf que je n’ai pas les compétences pour créer, ou plutôt que je ne pense pas les avoir.
J’aimerai également pouvoir avoir le plaisir et peut-être l’orgueil de présenter mes travaux aux autres, au plus grand nombre, non pour vendre, mais pour Moi et surtout être reconnu par les autres comme ‘artiste’, … parler ‘haut’ de mes créations, exposer dans des locaux remarquables et enfin, sans oser l’avouer que quelqu’un – ou plusieurs – reconnaissent mon travail (me reconnaissent) et achètent mes travaux.
Je ne souhaiterai pas ‘vendre’ mais être ‘acheté’ !

D’un autre côté, si nous nous intéressons au marché actuel de l’art, marché dans lequel des « artistes » dirigent des entreprises quasi industrielles avec des services marketing, communication, relations publiques, hobbying, promotion des ventes, commerciaux etc … ou des œuvres valent près de 50 000 000 $ et ou l’on peut s’attendre à trouver des produits dérivés : teeshirt, porte-clés, chromo … s’agit-il d’art, de commerce ou de recherche de création d’une marque. Ne serait-ce pas une forme d’industrie artistique ou d’artistico-industrie.
A remarquer que dans ce cas l’on ne parle pas de vendre et encore moins de commerce.

Au centre il y a tous ceux qui veulent « vendre » leur travail, qui peignent par passion, veulent également être reconnus et « vendre » pour pouvoir continuer à investir dans leur travail créatif.

Alors « vendre » si j’étais artiste : OUI.

Arthur 30/11/2014 15:35

Vendre ! Le grand thème du monde artistique est lâché. Je comprends tout ce que cela sous-entend dans la manière dont le texte est formulé, mais ne puis être d’accord.

Je conçois parfaitement que lorsque l’on a la subsistance assurée ce doit être extraordinaire de pouvoir se lancer dans la création, la « pure création ». J’aimerai pouvoir accéder à ce niveau, sauf que je n’ai pas les compétences pour créer, ou plutôt que je ne pense pas les avoir.

J’aimerai également pouvoir avoir le plaisir et peut-être l’orgueil de présenter mes travaux aux autres, au plus grand nombre, non pour vendre, mais pour Moi et surtout être reconnu par les autres comme ‘artiste’, … parler ‘haut’ de mes créations, exposer dans des locaux remarquables et enfin, sans oser l’avouer que quelqu’un – ou plusieurs – reconnaissent mon travail (me reconnaissent) et achètent mes travaux.
Je ne souhaiterai pas ‘vendre’ mais être ‘acheté’ !

D’un autre côté, si nous nous intéressons au marché actuel de l’art, marché dans lequel des « artistes » dirigent des entreprises quasi industrielles avec des services marketing, communication, relations publiques, hobbying, promotion des ventes, commerciaux etc … ou des œuvres valent près de 50 000 000 $ et ou l’on peut s’attendre à trouver des produits dérivés : teeshirt, porte-clés, chromo … s’agit-il d’art, de commerce ou de recherche de création d’une marque. Ne serait-ce pas une forme d’industrie artistique ou d’artistico-industrie.
A remarquer que dans ce cas l’on ne parle pas de vendre et encore moins de commerce.

Au centre il y a tous ceux qui veulent « vendre » leur travail, qui peignent par passion, veulent également être reconnus et « vendre » pour pouvoir continuer à investir dans leur travail créatif.

Alors « vendre » si j’étais artiste : OUI.

Les Koronin 30/11/2014 18:40

Bonsoir, Arthur.

Etre reconnu, briller, être l’homme du jour dans le journal, faire la Une n’est pas le propos de l’artiste plasticien. Sinon, il serait de ces chanteurs qui se battent pour être au Top 50, ou de ces acteurs & actrices de cinéma dont agents se battent à grand renfort de finances pour que leur nom figure en haut de l’affiche. Souvenez-vous la terrible critique de Charlie Chaplin au travers du personnage de Calvero – « Les feux de la rampe » - ou bien de « All about Eve », avec Anne Baxter face à Bette Davis.

Tout le monde a besoin de reconnaissance, mais pas jusqu’à en faire une fin en soi. Les produits dérivés se greffent sur le monde de l’Art par effet commercial. Mais, souvent, il oblige l’artiste à entrer dans la ligne des produits qui se vendent, & la sensibilité créatrice laisse la place à l’effet de mode, au Top 50 ; une échelle de valeur qui me rappelle les westerns de John Ford, Hattaway ou Hawks quand des personnages se battent entre eux pour savoir qui demeurera le meilleur tireur. Il y en a toujours un pour tirer plus vite, briller plus, être plus connu. & finir dans la boue parce qu’un autre a eu la même prétention & fut meilleur ; sur l’instant.

Cordialement, & merci pour votre commentaire.

PhM

Note : que les internautes qui pensent qu'on ne devrait pas vendre dans ce type de salon se rassurent. Au regard du type d'homme qui préside actuellement la France & du manque de confiance en l'avenir qui en résulte, les ventes en salon d'Art n'ont jamais été aussi rares. & le nombre de galeries d'Art mettant la clef sous la porte n'a jamais autant augmenté.

Sparte 27/11/2014 17:56

Je ne suis pas artiste et aimerai l'être. Par contre je m'insurge contre la remarque précédente. S'il y a des personnes dotées de gros moyens qui exposent pour le plaisir d'être vues dans un salon, la majeure partie des vrais artistes doit pouvoir vivre de son art et de sa création. Car se sont eux les véritables créatifs. Pourquoi un artiste devrait travailler gratis pour les autres alors que chacun ne pense qu'à gagner de l'argent.
Cette mentalité on la retrouve partout depuis les entreprises qui lancent des concours auprès des étudiants pour créer un "machin" doté de prix dérisoires avec en prime la propriété des créations - les étudiants n'ont pas besoin d'argent, la seule gloire suffit - et j'en passe.
Vendre son travail c'est permettre à l'artiste de poursuivre ses recherches,

Sinon comment envisager la vocation et l'évolution de l'art?

Les Koronin 30/11/2014 18:19

A vrai dire, & pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai effectué mes études à l’école nationale supérieure des Beaux-arts, où l’expression « vendre son travail» faisait déjà dresser les cheveux (ou ce qu’il en restait) sur la tête de nos enseignants. « Vous n’oeuvrez pas pour vendre » nous disait-on à grand renfort de gueulantes ; ce qui m’amenait à penser qu’il n’y a pas grande différence entre un vieil adjudant-chef de caserne des régiments d’Allemagne & un prof d’école d’art.

De cet enseignement naît ensuite une confusion entre œuvrer pour vendre (une sorte de prostitution pour l’artiste, qui créé dès lors en fonction des choix du public histoire de lui plaire) & parvenir à intéresser le public à nos créations. Hélas, il demeure aussi de nombreux tabous en Art, entre artistes.

Lorsque j’exposais en groupe avec la Galerie François Giraudeau à la Rochelle, je fus le seul artiste peintre à vendre de mes toiles, ce qui m’attira de suite les critiques peu amènes d’autres exposants (pas tous, heureusement !), notamment concernant le goût des acheteurs, ou leurs possibles connivences familiales avec moi.

L’artiste doit vendre ; son corps physique ne se nourrit pas que des nourritures spirituelles.

Cordialement, & merci pour votre commentaire.

PhM

De la palette 26/11/2014 18:23

Le terme bourgeoises n'a rien de péjoratif. Votre réflexion n'est valable que si vous ne pensez qu'à vendre. Ce n'est pas le cas de tous les artistes de ce salon, heureusement ! Et puis chacun à le droit de d'exprimer non ?

Les Koronin 27/11/2014 11:01

Bonjour, de la palette.

Vous avez raison, le nom commun « bourgeois » n’a rien de péjoratif, excepté dans l’utilisation que l’on en fait, par exemple dans l’intonation de la voix. Sachez, De la patelle, que le terme Négros (qui définit une pierre grasse type charbon qui servait à dessiner depuis la Renaissance) est interdit dans les écoles d’Art & n’est plus utilisé dans les revues ou les magasins de produits pour artistes, suite à avoir été jugé insultant car à affublé de connotation raciale. Il me semble que cela vaut aussi pour « juif » ou « bourgeois », dans la bouche de certaines personnes.

Ce qui veut dire que la liberté d’expression devrait s’arrêter là où débute le racisme social
.
Enfin, ne vous illusionnez pas. Qui expose dans un salon pense aussi à vendre.

Cordialement,

PhM