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Vous êtes dans le Blog des Koronin 2014, culture du dessin, de la peinture, & notre galerie d'Art contemporain en ligne. 

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Publié par koronin

« 18 ans » titrait mon précédent article. 18 ans d’enseignement à des étudiants souvent très différents les uns des autres, pour beaucoup souhaitant intégrer les cursus des grandes écoles d’art. Concourir, c’est vouloir évidemment faire partie des lauréats. C’est aussi prendre le risque de se voir éconduit, parfois sans ménagement.

 

En un mot, un mot moderne, qu’elles sont les « motivations » qui poussent un jeune plasticien à affronter l’opinion parfois marmoréenne des membres des comités de sélections ?

 

C’est une question que l’on se pose sans pourtant s’attarder dessus tant elle apparaît complexe. Peut-être craint-on  qu’elle tienne de la psychanalyse et du décapsuleur de boîte crânienne parce qu’elle fait appel à la valeur de la sensation, celle qui définit la condition existentielle du candidat plutôt qu’au choix d’un simple projet professionnel semé d’examens.


      ensba-prepa-koronin-nico.jpg
 Photo Koronin, petit coin de l'atelier.


De certains jeunes adultes se dirigent vers l’art avec l’idée qu’il s’agit d’un tremplin, d’une expérience personnelle vers le développement d’une autre activité professionnelle dans laquelle l’art est un outil parmi d’autres. L'accès au cursus de la grande école d'art est un enrichissement personnel, un segment plus ou moins long de leur parcours plus qu'une volonté de devenir des artistes. 
 

D’autres personnes affrontent les sélections des concours d’entrée avec l’assurance d’une bonne scolarité lycéenne ou universitaire. Leur vision de l’école d'art est celle d’un lieu où acquérir un savoir-faire convenu, ramené une longue liste d’opérations manuelles, de procédures mécaniques dans lesquelles le talent est dispensé par l'obtention des unités de crédits. La meilleure des façons d’étouffer les spontanéités si indispensables à l’acte plastique, de couper le courant à la compréhension de cet acte, de frapper la sensibilité d’inefficacité.


A l’inverse de cette catégorie de postulants il est une famille de jeunes qui concourent à entrer dans les grandes écoles d’Art par plaisir. Leur habituelle manque de réceptivité au milieu purement scolaire peut d’abord passer pour de la négligence et déconcerter le monde universitaire, très hiérarchisé selon les critères d’examens. Ils ne peignent pas forcément avec des brosses et pinceaux mais ici avec leurs doigts, là avec une cuiller, un balai, par-dessus avec un grattoir constitué d’une tranche de feuille de papier journal.
Par autant de procédés insolites ils besognent la pâte, la couleur, le support.  Et dans la couleur il n’est plus question d’entendre respect des gammes mais souvenir d’inflexions de voix, de bruits du monde. Ces jeunes viennent dans les écoles d’Art pour mettre en jeu mille choses subtiles, toutes liées entre-elles, où participent le quantum de lustrage et les variations de textures, le noble et le vulgaire, débarrassé du carcan du coefficient de rareté. Ils y travaillent d’atelier en atelier  comme ils créent un monde.

Déjà, petits, ils ont épuisé les boîtes de feutres de la maternelle,  se sont faits punir en cours de maths pour s'être émerveillé du dessin des chiffres et ont enquiquiné leurs profs de philo parce qu’ils ont une nette propension à considérer qu’ils veulent parler du monde par leur propre vision. Enfin, ils ne passent pas par les écoles. Ils s'y font plastiquement naître, y vivent, y affrontent leurs échecs-vainqueurs et leurs odieuses-victoires, parce que pour eux le mot « sentiment » à tout son sens.

Une fois leur diplôme reçu, regardez leurs visages. Ils passent la porte, vers la sortie, heureux du témoignage de leurs pairs, mais prêts à faire marche arrière si l'occasion leur était donnée de  rester encore un peu. Quitter l'école devient un sevrage et le coeur s'allourdit secrètement d'envie envers celles et ceux qui sont encore entre les murs des ateliers.


  nue_5.jpg
Photo Koronin, planche de nus, poses de 5 à 10 mn, encre de chine sur papier. Par Qi.

PhM.

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Commenter cet article

fanfan12 16/02/2010 22:58



aux bons penseurs de qui-est-quoi-et-comment ,je leur souligne que tant qu'il n'y a pas de jugement sur un individu on ne peux pas le juger durant un concours. cessons de vocifrére sur les
comportements de tel ou tel candidat aux concours scolaire ou pas. on est comme on est et c'est la personnalité et sa richesse qui importent non ? il y a des non bacheliers à l'école des beaux
arts à paris. donc n'en rajoutez pas.



koronin 17/02/2010 09:01



Bonjour.


 


Voici ce que nour dit  le site officiel de l’ensba www.ensba.fr :


« Examen d’entrée en 1re année
L’examen d’entrée comporte une épreuve d’admissibilité sur
dossier et, en cas d’admissibilité, trois épreuves d’admission.


Pour se présenter les candidats doivent avoir plus de 18 ans et moins de 24 ans au
1er octobre de l’année en cours, c’est-à-dire être nés entre le 2 octobre 1986 et le 30 septembre 1992. Aucune dérogation ne peut être accordée.


Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme
équivalent.


Les candidats non titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent mais inscrits,
en 2009-2010, en terminale dans un établissement d’enseignement secondaire, doivent impérativement fournir un certificat de scolarité. En cas de succès à l'examen d'entrée,
l'admission définitive à l'École nationale supérieure des beaux-arts sera conditionnée à l'obtention en juin 2010 du baccalauréat ou d'un diplôme
équivalent.


Pour les candidats non titulaires du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent et non
inscrits, en 2009-2010, en terminale dans un établissement d'enseignement secondaire, le directeur peut accorder une dérogation pour que leur dossier soit examiné par le
jury d'admissibilité, après avis d’une commission consultative dont la composition et les modalités de fonctionnement sont fixées par le directeur. »

Cordialement.

PhM



qiss 18/01/2010 21:52



Ces écoles sont de plus en plus déconnecté des réalités !! Le "chef d'orchestre" étant le Ministre de la culture qui dicte comment il faut recruter l'étudiant. Voir le site de l' inp qui montre
la fiche ministérielle, le ministre qui fixe le MAXIMUM à qualifier pour l'année !!
Moi étudiant volontaire pour l'ensba il serait urgent que vos prépas regardennt de plus prés l'état de mes finances !! Et qu'elles fassent un peu pour nous, les rebus, LES SCOLAIRES !



koronin 20/01/2010 19:42



Bonsoir.


 


Désolé, mais je n’ai pas compris grande chose à votre intervention. Peut-être ai-je mal lu, peut-être devriez-vous être plus
clair. 


A ma connaissance, les instituts comme l’inp ont leur quota d’élèves reçu au concours d’entrée fixés en rapport avec les places
effectives dans chaque département. Celles-ci varient annuellement en fonctions des possibilités de l’établissement en matière d’accueil.


 


Nos prépas ne sont nullement obligatoires pour concourir aux examens de sélection organisés par l’ensba. Elles constituent un service
et ont donc des frais de fonctionnement. Quant' à s'occuper des scolaires, au travers de nos enseignements c'est à vous  de vous adapter à la vision des recruteurs des grandes
écoles d'art.


N’hésitez pas à recomposer votre intervention et à me la reposter. J’y répondrai.


 


PhM.  



mermoz54 15/01/2010 18:02


vous n'avez pas l'impression de faire dans la caricature avec les scolaires ? la stigmatisation ? qui à son bac n'est pas un imbécile.


koronin 15/01/2010 18:36



Bonsoir.


 


Puisque je travaille sur le Blog – avez-vous lu notre dernier article sur l’exposition de nos étudiants au château de Brétigny ?
 - autant vous répondre de suite.


 


L’obtention du baccalauréat n’a rien à voir avec être ou non un imbécile. Le lycée vous inculque des formes de logiques,
complémentaires entre-elles, aptes à vous ouvrir les méthodes de travail universitaires, mais qui ne sont pas celles indispensables à l'art.

N'en déplaise, l'art n'est pas le fruit d'apprentissage par coeur de leçons mais a ses propriétés et ses effets particuliers à chaque personne. Il vient moins d'éléments intellectuels et
d'affinement social que de la faculté de transformer, de transposer, d'exprimer un sentiment en forme plastique.   


Lisez les Blogs des enseignants de l'ensad et de l'ensba, ou ceux de leurs étudiants. Peut-être reconsidérerez-vous
alors votre point de vue concernant mon article. 

PhM 



Rémis B 14/01/2010 08:55



En soutien à votre article (très culotté – je dirais : gonflé : vous dites HAUT
 UNE VERITE QUE BEAUCOUP N’AIMENT PAS ENTENDRE ; vous allez vous faire des ennemis !), trouvez ci-joint un extrait exhaustif d’un entretien avec une
étudiante de l’ensad sur www.Phosphore.com.


« Il faut avoir un sens de l’écoute et de l’observation assez prononcé. Il faut être un peu
rêveur et surtout être attiré par tous les milieux de la création, de la musique, des spectacles vivants. Beaucoup lire aussi.


Au lycée, on vous dicte comment il faut agir, comment il
faut être. Là, au contraire, toute forme scolaire est bannie. On nous aide à nous trouver afin de se créer sa propre personnalité plastique. Le rythme de travail aussi est très différent.
Lorsque l’on se met à penser à un projet, il ne faut pas se contenter de la première idée mais avoir une multitude d’idées qui nous permettra de trouver la bonne. Ce qui démultiplie la charge de
travail. L’ambiance est également très différente du lycée. Les gens s’observent beaucoup, se regardent, se jugent, ce qui fait que l’on a beaucoup de connaissances mais
finalement très peu de bons amis.

Il faut être curieux et avoir le sens de l’écoute car c’est en parlant avec les autres que l’on grandit. Il faut accepter les critiques et prendre en compte tout ce que les gens peuvent nous dire
sur nos projets futurs. Plus on multiplie les points de vue, plus le projet s’enrichit. Il ne faut pas se mettre de barrière, ne pas avoir froid au yeux. Avoir dès le départ une forte
personnalité et croire en soi. »



Bien cordialement.


Rémis.



koronin 14/01/2010 09:37



Merci d’avoir si vite répondu, Rémis. Préférez toujours  nous envoyer vos commentaires
directement sur le Blog  plutôt que dans la boîte mail de l’Atelier.


 


Dire haut et fort ce que de certaines personnes n’apprécient pas fait partie de notre boulot d’information. On ne peut laisser croire
au quidam qu’il suffit d’être dépositaire de bons bulletins scolaires pour réussir les concours des écoles de création.
Quant ‘à nous faire des ennemis, bien mal leur en prenne. Ils parleront de nous. Et vous connaissez la bonne vieille maxime de Ford : « Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais
parlez-en ! »


 


Cordialement,


 


PhM.



Le Père Noel 12/01/2010 18:19


Bonne et heureuse année, à vous!
À vous, Maître. À vous Madame Morin.  
Bonne Année à toute l'équipe des professeurs, Tous.
Passionnés 
Patients. 

Pour ce que ça vaut, les toiles, aux airs de Picasso aux airs de Haring, en arrière plan de la première photo (sans vouloir cataloguer, mais c'est simplement l'expression de ma première impression)
sont plutôt intéressantes.
P.S: j'aimerais bien voir ce que l'oeil ne voit pas ;)
 


                                                    Le Père
Noël  


koronin 14/01/2010 08:31



Merci, Père Noël.


 


Meilleurs vœux à vous aussi.


Pensez à repasser nous voir à l’atelier. Vous y êtes toujours le bienvenu.



De mon  coté, je demanderai à l'étudiant propriétaire de la toile s'il est d'accord pour que je la présente complète.
 


PhM