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Publié par koronin

 

koronin ensad 2kCe lundi, cours exceptionnel de croquis en mouvement pour l’ensemble de nos étudiants en prépa concours ensad ensba gobelins et inp. Notre modèle :  l’une de nos étudiantes – Alice – en prépa ensad, qui nous offrait un récital solo de violoncelle, sonates de Bach.

Pour chacun des jeunes dessinateurs, il était donc question de croquis sur le vif, en plein travail musical, sans pose fixe, & en changeant régulièrement de place.

Un travail ardu, sans filet aucun, qui exige une véritable remise en cause des acquis de cours. Et un redoutable exercice pour s’acérer l’œil ! A deux mois du début des concours (concours ensba, suivi du concours inp puis du concours ensad), il nous apparaît primordial de multiplier les difficultés techniques afin que, même lors d'un croquis, chaque étudiant puisse se dire : " et si j'utilisais tel instrument qui court sur le papier... telle couleur, tels traits, telles surfaces..."


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Photos Koronin : Alice - prépa concours ensad - jouant Bach devant ses camarades d'atelier, en prépa concours inp ensba & gobelins. Trois heures intenses, en mouvement permanent ; un exercice réservé à celles et ceux qui ne aiment remettre leurs compétences personnelles en jeu !

PhM.

 

 

Commenter cet article

Agillou 04/03/2011 10:28



Salut ô Koronin ! Vous ne nous oubliez pas pour l'épreuve ensad de cet après midi ! Vous afficherez le sujet (je ne peux pas me rendre sur Paris pour aller le chercher à l'accueil car j'habite
Lyon). Merci ! Et bonne chance à vos étudiants !!


Audrey Gillou, candidate (malheureuse en 2010)



koronin 04/03/2011 12:14



Bonjour, ô Internaute Audrey.


Si tout se passe bien (ce que nous espérons tous), Koronin n’aura pas à vous diffuser
le sujet du concours ensad 2011. Mais rassurez-vous, le BDE envoi dès maintenant deux personnes récupérer le sujet au secrétariat de l’ensad, rue d’Ulm (elles viennent même de partir, à midi
pile).


En cas de souci avec le serveur ensad, il me faudra  environ 10 à 15 mn pour vous recopier le sujet puis vous le poster dans une page blog attitrée


Bons voeux paour cette année.


PhM.



Maximum the lapin 02/01/2011 21:03



Très original! :D ça doit être un honneur pour le model et je trouve que c'est une bonne idée et que cela change des cours traditionnels! ^^


ps: jolie photo! ;) 



koronin 03/01/2011 07:53



Bonjour Max-the-rabbit.


 


« Quoi de neuf docteur ? » comme dirait Bucks Bunny ?


 


Faire un cours d’art est facile. Mais permettre aux étudiants en prépa concours ensad ensba etc. d’en user pour être remarquables par
les jurys des grandes écoles, c’est tout autre chose ! Et c’est notre boulot…


 


PhM.   



Charles 22/12/2010 10:43



Bonjour,


D'accord avec vous pour souligner que l'on en demande de trop aux jeunes. Dès la 3ème ils doivent déjà
savoir quelle sera leur vocation future (NB. : sans leur avoir donné les informations préalables nécessaires). Des rounds, non qualifiables d'observation, ont toujours eu lieu... combien
d’étudiants débutent leurs études dans un domaine, puis en cours se réorientent totalement ? J’ai en tête 60% d’échec en 1ère année de fac.


J’avais l’impression qu’une prépa, spécifiquement en Art, était un lieu ou la  recherche d’une orientation artistique était chose normale. Il est tout aussi vrai que l’objectif est bien de faire entrer ces jeunes dans les grandes écoles. Il
y aurait donc contradiction entre l’objectif court terme d’une prépa et la phase d’orientation.


Sous cet aspect, quelle serait la provenance de vos étudiants ?


 


 



koronin 22/12/2010 12:14



Bonjour, Charles.


Mes étudiants viennent d’horizons assez divers :


. licences, masters (7)


. arts appliqués (2)


. autres prépas (3)


. baccalauréat (8)


.industrie (2)


Ces horizons démontrent déjà la réorientation d’une majorité d’entre eux vers la filière
arts plastiques, sans pourtant savoir s’il y aura des débouchés au bout. L’orientation scolaire, c’est à dire pratiquée en CIO tient pour beaucoup de la recherche par les conseillers de filières
ouvrant d’abord des débouchés professionnels réels.  Or, différemment du contexte des arts appliqués qui tient du même ministère, l’éducation
nationale est peu informée concernant les grandes écoles qui, elles, appartiennent plutôt à celui de la culture ou de l’enseignement supérieur & de la recherche. J’ai personnellement pu le
constater en suivant les réunions organisées par le lycée de ma fille, élève en en 1ère Littéraire.


Bien évidemment, une prépa devrait être un lieu où l’orientation de l’étudiant est
prédominante. « Devrait » dis-je, car le calendrier officiel des dates des concours ensad ensba, des concours inp & gobelins – début des sessions mi février pour le concours ensba,
suivi du concours inp puis du concours ensad début mars – laisse peu de places aux hésitations. Il convient donc que dès on entrée en prépa l’étudiant ait déjà une vue de son projet
professionnel, explorer ce qui l’intrigue, l’interpelle, le motive, lui fait plaisir lorsqu’il évolue en société.


Le but d’une prépa est de révéler votre identité plastique, de vous préparer aux 20 mn de
rencontre avec le jury final, celui là-même qui donnera son aval ou non à votre recrutement définitif. Et comme dans tout recrutement,  le candidat
déterminé - qui possède une vue à long terme de son choix d’avenir - mais qui reconnaît aussi devoir s’adapter aux contraintes de l’apprentissage &  fait profil humble devant la masse de travail qui est la sienne, à plus de chances d’être lauréat que celui qui doute encore de sa voie.


Ce qui est somme toute logique…


PhM



tribule 20/12/2010 15:29



Bonjour,


Je souhaiterai apporter un complément à "bolet satan". Ce type de pédagogie , vous avez certainement raison, est typiquement hors normes actuelles. La manière dont je lis votre commentaire
laisserait entendre que ce serait surrané. Pour ma part je vois plurôt cette action comme une remise à jour des techniques qui ont fait la force des artistes de tous temps. En fait une pédagogie
en avance sur son temps, ce qui la rend criticable.


 



thésee 16/12/2010 17:46



J'ai trouvé sur BAmag une phrase très en accord avec ce que dit le blog et n'hésite pas à vous le signaler.


C'est une pensée de Giacometti.


Je cite "Ce qu'il faut dire, ce que je crois, c'est que, qu'il s'agisse de sculpture ou de peinture [...], il faut s'accrocher uniquement, exclusivement au dessin. Si on dominait un peu le
dessin, tout le reste serait possible".



koronin 20/12/2010 15:42



Merci


PhM.  



Charles 16/12/2010 17:33



Bonjour,


Je commence à m’intéresser aux études en art, car mes petits enfants sont en âge d’être concernés. Ce qui m’a été demandé : comment les faire entrer dans les meilleures conditions dans une grande
école type beaux-arts ou arts décos,  recherches qui m’ont conduit sur les idées et analyses suivantes.

Il existe plusieurs types de prépa.
Tout d’abord celles dont la classe prépa est en fait une « mise à niveau » pour une formation spécialisée et diplômante dans la même école. L’orientation vers les grandes écoles est – à mon avis
– une voie secondaire. C’est la voie pour ceux qui savent où ils veulent professionnellement aller.



Autres lieux, les institutions dont la vocation est bien de préparer aux concours des grandes écoles d’art. Dans cet univers j’ai cru distinguer 2 façons d’aborder la préparation, l’une parlant
de « formation «  et l’autre d’ « enseignement ».
L’on trouve dans le premier type et notamment dans nombre d’écoles et d’écoles de beaux arts ‘new style’ principalement des ordinateurs, le dessin, la peinture et même la sculpture  y
disparaissent au profit de la communication. Si j’en crois le livre/étude  sur la « créativité » de M. Csikszentmihalyi , il faut, pour être créatif, être un spécialiste dans son domaine
(raccourci un peu bref de 346 pages très denses). De ce fait l’objectif serait de passer maître dans l’utilisation d’un programme informatique, dit de création, et par là même avoir l’impression
d’être  créatif. L’informatique, bien que se référant de plus en plus à des réseaux d’entreprise ou des réseaux dits sociaux (qui n’ont rien de sociaux  et n’apportent que peu en
communication et convivialité – a mon sens – il suffit de lire ce qui s’y dit !), est un domaine où chacun reste en communion intime avec son seul ordinateur, face à soi ! Domaine qui à
l’avantage de permettre l’acquisition rapide de techniques qui donnent vite des premiers résultats, mais qui par la suite plafonne irrémédiablement si les bases en
dessin/peinture/couleur/composition… manquent.

Autre vision : faire de l’enseignement en reprenant les préceptes des anciennes écoles et « ateliers d’Art »  ou se trouvaient l’esprit de groupe, l’échange entre personnalités, où il était
normal de partager ses expériences et idées, et où  les étudiants forment un groupe. Dans ces ateliers j’ai entendu parler de « bouffes d’atelier », de sorties culturelles (théâtre et
concerts..) tout ce qui réunissait de futurs créatifs autour d’un « maître », en fait celui qui sait et qui suit l’évolution des « étudiants ».
J’ai lu les rapports des jurys des grandes écoles. Il y est bien mentionné une demande de retour aux sources du dessin et la peinture.
A chacun de faire son choix dans ces divers univers.



koronin 20/12/2010 15:32



Monsieur,


Il est évident qu’un établissement privé qui offre une classe prépa mais propose également
un cursus vers un master, un BTS, a pour fonction de garder une part de sa clientèle entre ses murs. Subséquemment, étant une entreprise, elle pratique logiquement  le clientélisme au détriment de l’aiguillage de sa classe prépa vers les écoles nationales supérieures publiques.


Par contre, il faut reconnaître que ce type d’établissement fonde moins l’avenir de ses
étudiants sur la sélection naturelle que les grandes écoles. Il apporte un encadrement plus strict, plus rassurant, apportant à l’étudiant qui aime l’esprit « bureau » (formation visant
à intégrer l’industrie artistique) mais convient certainement  beaucoup moins à celui qui a l’enseignement des arts afin de devenir un artiste
autonome.


Il y a ici matière à disserter. Ou à polémiquer. Formation veut dire : « action de se
former, donner une forme précise, façonner… ». Enseignement veut dire : « Action de suivre des Indications ». La différence tient  dans le fait que la formation formate
quand l’enseignement peut fonctionner par imprégnation.


Le choix des matières de formation, ou d’enseignement dépend de l’orientation de
l’établissement. Faire de l’informatique est évidemment plus agréable pour un étudiant qu’user d’un crayon, médium beaucoup plus dur. Koronin a choisi les enseignements classiques, ceux des
compétences manuelles plutôt que la souris informatique.  Il est donc vrai que le choix de la prépa, de l’établissement d’étude devrait d’abord
dépendre des envies & projets professionnels de chacun. Et que tout étudiant au concours ensad ou au concours ensba devrait lire les livrets téléchargeables sur les sites officiels (www.ensad.fr www.ensba.fr ). Certains arrêteraient alors de facto de prendre Koronin pour une prépa dépassée…


Mais - & j’ouvre là un « aparté » -  ne demande t’on pas trop tôt à nos jeunes, n’exige t’on pas trop tôt de leur part de déjà savoir, de déjà avoir fait un choix d’avenir, de déjà avoir sélectionné
un métier, une filière précise ? Ne devrait-on pas leur accorder un round d’observation plutôt que leur commander une réussite scolaire immédiate, presque mécanique ?


Cordialement,


PhM.  



Bolet Satan 14/12/2010 22:39



Ce n'est pas un peu (trop) classqiue comme pédagogie ? je veux dire face aux écoles sups ?



koronin 15/12/2010 09:58



Croquer en mouvement, spontanément,  est l’un des fondamentaux des études d’art, mais aussi et surtout des compétences réelles d’un artiste. Là, pas question de faire « reset » ou
« nouveau fichier ». Vous vous plantez ou vous réussissez ! Et puis, avec un violoncelle qui joue du bach, vous joignez l’utile à l’agréable, non ? 


Et attendez la suite…  


Concernant enfin les grandes écoles, regardez notre taux de résultats. 


 


PhM.


 



JSB 07/12/2010 15:46



Vous parlez de dessins, de croquis… en « musique » et vous avez mentionné Bach. ! Quelle expérience hors du commun.


C’est bien la première fois, tant dans le monde des prépas que celui des Écoles d’Art, quelles qu’elles soient, que j’entends parler d’une telle réalisation : un concert privilégié, donné
par une étudiante de votre atelier.


Enfin peinture et musique s’unissent sous la coupe de l’ineffable Bach.


Pour ma part j’ « adore » Bach et ses cantates sacrées. Aussi mettre à disposition de jeunes cette musique, pourrait être considéré comme un exploit, si ce n’était une forme d’extrême
pédagogie.


Ce qui me parait hors normes dans votre approche, c’est que, par ce biais, vous avez permis à des jeunes plus attirés par la musique actuelle, d’accéder normalement et presque inconsciemment à
l’un des sommets de la culture artistique et musicale. De plus, Bach, dans ses sonates, atteint une perfection, et ce (selon mon point de vue) dans un domaine parmi les plus difficiles d’accès
pour les néophytes.


Que dire de plus, sinon que vous faites un excellent travail pour former et préparer de futurs « artistes ».



koronin 07/12/2010 18:43



Bonjour,


 


A vrai dire, je n’ai pas créé cette approche. Elle était fort habituelle aux beaux arts (ensba /
enba-L) quand j’y étais étudiant. Nous disposions alors d’un orchestre d’étudiants ; jusqu’à ce que cette tradition séculaire cède le pas sous l'aseptisation des cours par la nouvelle
génération  de directeurs d'écoles issus, pour beaucoup issus des pôles universitaires, particulièrement scolaires. C’était en 1991, avec la réorientation des pôles de création vers la
communication visuelle : le remplacement des ateliers de sculpture par des salles dans lesquelles s'alignaient des rangées de Macintosh, le démantèlement des parquets couverts de
peinture au profit de moquettes d’amphithéâtres, la course au diplôme avec mention... la "formation" dans le sens le plus triste du terme.


 


Pour ma part, je reçois en prépa des jeunes candidats aux concours ensad ensba inp et autres
gobelins qui, pour beaucoup, ont autant de parcours différents que l’atelier est là pour servir de détonateur à leur personnalité respective.


Quelques uns font de la danse (classique, break dance), d’autres sont musiciens, d’autre encore écrivent
ou font du théâtre. Autant de mondes uniques, personnels, de cordes à leurs arcs qui ne sont pas sans influences sur leurs expérimentations plastiques et suscitent logiquement l'intérêt des jurys
de concours.  


 


Par cette expression lors des cours, mes étudiants apprennent à exprimer cette personnalité, sans
retenue, sans poudre aux yeux, hors complexité, dans le risque permanent d’échouer ; et permettent à leurs camarades de classe d’apprendre autant d’eux qu’ils apprennent à leur tour de ces
derniers. 


 


Merci pour vos compliments.   


 


PhM.


 



ratiche 07/12/2010 11:47



C'est beau et excellent, par contre où est passé Bach?



koronin 07/12/2010 14:10



Bonjour,


Bach est dans le violoncelle, avant d'être diffusé dans la salle entière.


PhM.