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Publié par koronin

Comme je l’ai annoncé à l’un des commentateurs du Blog (dont j’ai retiré le commentaire car le fond de l’article commenté avait changé – l’internaute a été prévenu par email privé), le blog de la prépa art aux concours ensad ensba inp mcrbc ensapc gobelins n’est pas toujours là pour présenter la sympathique image  de bonne humeur. Parfois, il me prend l’envie d’oublier le « politiquement correct », de pousser quelques coups de gueule, qui sont lus & bien lus par les gens ou administrations auxquels ils sont destinés, croyez-le !

Artiste diplômé de l’école nationale supérieure des Beaux-arts, je n’ai jamais eu une très haute opinion des politiciens ou de l’administration.  S’ils sont nécessaires à la gestion de notre société, mon expérience de vingt ans de direction pédagogique de l’atelier préparatoire Koronin renforce mon opinion.

·         Imaginez  que l’Etat Français n’a jamais véritablement institué de classe préparatoire artistique publique sous l’égide directe des ministères de l’Education Nationale ou de la Culture. Imaginez ensuite Geneviève Gallot (ex-ministre /directrice de l’ensad) qui titrait dans un rapport que 64% des lauréats du concours national des arts décoratifs de Paris venaient des prépas arts privées.

·         Imaginez encore votre prépa art de trente étudiants dont 5 étudiants sur 7 décrochent leurs concours par exemple en restauration d’œuvre d’Art (dont  3 sur 4 à l’Inp – Institut national du Patrimoine, concours 2012), 5 autres ayant été reçus dans les Ecoles des Beaux-arts la même année.

·         Ecoutez enfin des représentants de formations publiques comme les grandes écoles d’art publiques  déclarer haut & fort que les classes préparatoires privées, ils ne veulent surtout pas en entendre parler !

 

Les grandes écoles d’art & instituts publics ensad ensba inp esba erba ensapc etc. ont mis au point des concours d’entrées pour accéder à leurs cursus sanctionnés par des diplômes. Mais les ministères les chapotant n’ont pas créé les classes préparatoires publiques nécessaires. Aujourd’hui comme hier, leurs représentants rejettent au possible l'importance des classes préparatoires privées qui elles, réussissent pourtant leur part du boulot.

Maintenant, avalez cette réalité & ressentez le goût amer qu'elle vous laisse dans la bouche.

 

 

PhM

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Séraphine 04/02/2013 22:53


Les arts décoratifs éditent une liste de prépas publiques. Des décisions audacieuses sont menées par le ministère de la culture pour offrir un vrai choix aux jeunes bacheliers désirant
intégrer les grandes écoles d'Art et de la Communication. Ces décisions n'ont malheureusement pas encore donné les résultats escomptés. A l'inverse de certains
chroniqueurs autoproclamés qui parlent sans savoir des prépas privées je ne souhaite pas porter de jugement sur vos déclarations car je ne suis pas de l'enseignement privé et je ne suis
par conséquent pas qualifié pour le faire. En revanche je constate qu'une fois encore l'école publique républicaine a répondu présente malgré les coupes sombres budgétaires
du gouvernement précédent, qui restreignent ses moyens.

koronin 05/02/2013 18:36



Bonsoir «qsdfghjklmdflktuiornfg@hotmail.com  », puisque c’est votre identifiant. Je ne chercher pas à savoir si votre adresse IP est
valable,  ça ne doit pas en valoir la peine.


Encore une fois, je m’étonne de l’attitude récurrente & grandissante de
commentateurs aux cordonnées dissimulées. Masquer ainsi son identité, est-ce là une attitude responsable ? Ou n’attendez-vous aucune réponse de ma part ?  


Concernant le contenu de votre commentaire, vous m’aurez mal lu.  Tout comme vous aurez mal interprété les prépas art proposées par l’EnsAD.
En effet, j’écris qu’il n’existe aucune prépa art publique aux grandes écoles d’art & instituts - ensad ensba inp mcrbc ensapc erba esba, ensbana etc. - créée par les ministères de
l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieure & de la Culture. L’ensad présentait  des établissements municipaux, des MJC (Maisons de la
Jeunesse & de la Culture) susceptibles de permettre une préparation selon le nombre d’heures de cours choisis. A noter soit dit en passant que le site de l’ EnsAD ne semble plus les
mentionner dans ses pages « concours 1ère année » : http://www.ensad.fr/spip.php?article49  


Concernant  l’école publique sous
l’ancien ou l’actuel gouvernement, ce n’est pas là le sujet de ce blog, je n’en débattrai pas.  Mais j’affirme que donner le choix à un étudiant -
comme vous dites -  c’est d’abord & avant tout lui préserver ce choix d’effectuer toute ou partie de ses études dans l’enseignement privé ou
public,  sans le voir tel un pestiféré parce qu’il a choisi l’un ou l’autre.  


& çà, c’est ma conviction.


PhM



Hebert H. Herbert 23/12/2012 11:39


Nombre de rapports de juris parlent de l'impréparation des étudiants. Il me semble que la nouvelle méthode des étudiants est de rechercher des informations auprès de et par les nouvelles
technologies (ce qui évite de penser/réfléchir en recopiant ce qui a déjà été fait - genre copier/coller et parfois/souvent cela marche).
Cette facilité ne semble pas se réduire aux seules écoles d'art. J'ai trouvé un rapport émanant d'une école de commerce, article qui traite de "présence en cours obligatoire?", "Les étudiants
veulent tout, tout de suite et au bon moment", "les étudiants n'ont plus besoin d'informations brutes, ils la trouvent partout"...
http://enseignementsup.blog.lemonde.fr/2012/12/10/nous-voyons-se-developper-de-nouveaux-comportements-etudiants-qui-bouleversent-nos-pratiques/
Le problème est donc bien posé et le rapport du jury de l'INP bien dans l'air du temps.

Pour aller plus avant,
Je note le propos/projet du "premier vice-président, parlementaire en mission pour les assises de l’enseignement supérieur et de la recherche", "Revoir l’évaluation des enseignants pour que la
recherche ne soit plus le seul critère pris en compte. Je propose également d’instituer l'EVALUATION DES PROFESSEURS PAR LES ETUDIANTS.
A lire sur http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/12/04/les-etudiants-evalueront-les-enseignants .
Si cela se pratique et est valable dans l'univers des entreprises, j'émets un doute sur son application dans les écoles car le contexte est totalement différent. Par suite quid de la carrière de
profs du privé qui n'auraient pas la chance de plaire à un étudiant (un seul suffit pour entrainer un groupe et démolir une réputation).
L'expérience a déjà eu lieu sur internet et le site interdit. Certains forums sont un bon exemple de cette méthode de 'destruction massive et aveugle'.

koronin 26/12/2012 18:06



    


Force
m’est de répéter que la prépa art est très différente de la prépa à toute autre école, notamment de commerce, de médecine ou autre. La prépa art ne correspond pas à l’apprentissage scolaire de
protocoles, de formules, de recettes, de cours d’amphithéâtres.



Il convient de référer la prépa d’un concours du domaine de l’art au sport : on
n’apprend pas à courir, à être physiquement performant en scrutant des tutoriaux sur Internet, même avec la toute dernière technologie à disposition pour surfer sur la Toile. On n’apprend pas à
courir le marathon en se contentant de s’acheter une paire de baskets hors de prix. & on ne monte pas sur un podium olympique pour y recevoir une médaille en se limitant à se dire :
« je veux monter  sur ce podium » !



Si le concours de l’Inp possède des épreuves « scolaires » - par exemple
les sciences - , l’épreuve de commentaire d’œuvres réclame :



·         La connaissance globale de l’histoire de l’art (on limitée à une technique ou à une
période),



·         La connaissance globale des techniques des matériaux,



·         La capacité d’analyse plastique, c'est-à-dire la reconnaissance des techniques, pratiques
& démarches intellectuelles attenantes qui font les œuvres d’art & leurs transversalités avec d’autres œuvres, dans d’autres domaines de l’Art.



Ajoutées les épreuves d’habileté manuelle, mais a    ussi de dessin, de copie… & l’étudiant qui veut tout obtenir tout de suite se trompe fondamentalement d’attitude. L’habilité de la main, son
assurance, l’éducation de l’œil ne s’acquièrent pas non plus en lisant des annales de concours, en copiant ou imitant ce qu’on trouve sur le Net . Cet entraînement réclame logiquement du temps,
de la patience,  la pratique régulière & intensive des techniques & évidemment, de la volonté.



Je dirai enfin que pour noter un professeur, il faut oublier que le cerveau humain
n’est pas un disque dur, constater l’échec total de ses diverses classes sur une durée démonstrative, avoir une expérience de l’enseignement ou du métier égale ou supérieure à la sienne ; ou
posséder un ego démesuré.



PhM


 



Herbert 16/12/2012 18:37


J'ai lu dans un blog que les écoles reprochaient aux prepa de formater les étudiants; et ce serait  pour ça qu'elles vous rejettent.

koronin 18/01/2013 14:41


C’est en effet une crainte légitime des grandes écoles d’art ensad ensba ensapc erba esba etc. Elles craignent que les prépas inculquent à leurs étudiants qu’il faut travailler un problème
plastique selon un académisme précis, un mode de pensée qui tendrait à imiter le travail du professionnel. Toute école, tout enseignement tend malgré ses bonnes volontés vers une sorte de
formatage. Or, les grandes écoles aiment bien les étudiants qui ont encore l’esprit ouvert. C’est pour cela que la prépa art Koronin travaille aussi en projetant ses étudiants par exemple dans des
relations avec l’Institut de France (académie Française, Académie des beaux-arts) ou directement aux conférences culturelles de l’ensba (école nationale supérieure des beaux-arts de Paris). Ceci
permet à ses étudiants de se confronter à l’avis d’autres enseignants, notamment de l’ensba, de l’ensad, de discuter avec eux, de leur montrer leurs réalisations y compris celles faites en prépa
art. Si les enseignants des grandes écoles risquaient de répondre que le travail est contraire à leurs attentes – ce qui équivaudrait à dire que la prépa est incompétente – nous n’aurions pas pris
ce risque depuis des années déjà. PhM


Journeau 16/12/2012 18:26


Bonsoir,


Pourquoi les grandes écoles rejettent-elles les prépas? Pourtant à ce qu'il me semble ces dernières font un travail de formation de base que les grandes écoles attendent et/ou ne font pas?


Mystère, quand l'enjeu pour nombre de jeunes est la réussite d'un CONCOURS, j'insiste sur le mot de concours. Comment peut-on espérer passer un concours sans se préparer? A moins d'être un futur
génie artistique (mais cela se saurait)!


Toutes les grande écoles acceptent la nécessité d'une prépa, sauf les écoles d'art! Pourquoi???

koronin 17/12/2012 15:03



Bonjour, Journeau.


Je re-répondrais par la même référence à Coluche faite dans mon précédent
commentaire : « Voilà une question qu’elle est bonne ! ». Je vous invite aussi, quand vous me faites deux commentaires consécutifs (rien ne l’interdit) à user du même pseudo.
Au moins ai-je plus l’impression de discuter avec quelqu’un. Question de confort !


Votre commentaire ouvre un grand débat.


Les préparations (classes préparatoires)  aux concours des grandes écoles d’art ensba ensba gobelin inp mcrbc ont souvent été taxées de formations. Le travail d’une formation est de former, c'est-à-dire
d’apprendre aux impétrants des méthodes scolaires, des protocoles. D’où le terme « formatage ».


Or, nous parlons ici de prépas art. Différemment du domaine du commerce, des
sciences, de la médecine, l’Art par son essence ne répond pas à l’application de méthodes d’abord scolaires. S’il exige un apprentissage des techniques afin de favoriser l’expression artistique,
la prépa art est là pour jouer les détonateurs, permettre au candidat au concours de partir de données suffisamment ouvertes mais précises (ce qui n’exclue pas la spontanéité) pour aller vers une
production plastique pertinente & personnelle.


Vous avez raison de souligner qu’une classe préparatoire aux grandes écoles d’art
comme Koronin effectue un travail en amont qui est peu ou prou pratiqué par celles-ci, par exemple l’apprentissage du dessin & de la peinture (observation de l’espace, d’un volume, éducation
de l’œil à la forme, à la couleur), affirmation/évolution du jugement artistique, coaching dans la culture générale, définition/résolution des blocages techniques & intellectuels.


Savoir ce pourquoi certaines grandes écoles d’art n’apprécient pas, eh bien il
convient d’observer leur propre vision de ce qu’elle conçoivent comme étant l’Art.


PhM



Emilia 16/12/2012 18:08


Salut, si j'ai bien compris ce que vous rapportez du rapport de la Ministe, avec un bac - peut être de préférence en arts plastiques - j'ai 36 % de chances de réussir ces concours. Alors pourquoi
se préparer?

koronin 17/12/2012 14:43



Comme aurait dit le défunt comique Coluche : « Voilà une question qu’elle
est bonne ! »


Dans son rapport, l’Inp (Institut National du Patrimoine, rapport du jury du concours
2012) annonce :


« Dans leur grande majorité, les candidats
admissibles ont un bac S, quelques-uns un bac L, arts plastiques ou autre. Rares sont ceux qui se présentent après le bac, bien que cela soit possible. Le cas ne s’est présenté qu’une seule fois
cette année aux épreuves d’admission. La plupart des candidats ont un niveau d’études supérieures. Malgré des cursus qui constituent une bonne préparation et témoignent d’une réelle motivation,
le niveau des candidats s’est révélé très inégal pendant les épreuves orales. Ce n’est pas seulement le manque de connaissance dans le domaine qu’ils ont pourtant choisi qui peut surprendre chez
certains candidats mais aussi le manque de culture générale et plus encore le manque de curiosité, plus difficile à acquérir que les connaissances mais tout aussi
indispensable… »


 


Le rapport du jury de l’ENSAD (Ecoles nationale des arts décoratifs) ne semble plus
exister en document public, ce qui est dommage car il corroborait assez celui de l’Inp.


Selon la préfecture maritime de la Manche, une personne sur deux qui tente la
traversée de la Manche à la nage se noie. Ce qui vous laisse une chance sur deux de ne pas vous noyer.  Excepté que ce type de statistique ne précise
pas le niveau physique & mental des personnes ayant réussi la traversée ou de celles s’étant noyées. On suppose seulement qu’elles savaient toutes nager (à moins qu’un ahuri ait essayé sans
savoir, juste au cas où, on ne sait jamais...) , que d’entre elles avaient une juste idée de leur niveau quand l’autre moitié s’est illusionné dessus.


PhM