Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Infos Blog Koronin

Vous êtes dans le Blog des Koronin 2014, culture du dessin, de la peinture, & notre galerie d'Art contemporain en ligne. 

Ce Blog n’est pas un forum mais un espace privé de courtoisie qui vous renseigne de manière transparente sur nos activités professionnelles. Vos interventions engagent votre responsabilité. Vos commentaires sont modérés.Les photographies & vidéos présentées dans ce Blog respectent l’article 226-1 du code pénal français.

Toutes les photos & images présentes dans ce blog sont réglementées par la propriété intellectuelle - droits d'auteurs, par l’article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle, articles L.121-1, L.122-1.).

©Les Koronin

Joindre Les Koronin

Les Koronin : tél & SMS (numéro non surtaxé) : 00.33.(0)6.74.04.76.82 - du lundi au vendredi de 9h à 18h (exceptés jours fériés). Ou en cliquant sur ce lien.

Publié par koronin

J’avais dernièrement une réunion de parents d’élèves de lycée durant laquelle les enseignants de la section L nous ont présenté les filières post bac – universités, arts appliqués & BTS, excepté les grandes écoles. Et les enseignants de conclure que si à l’université la notion de concours est présentement absente, l’entrée des grandes écoles ensad ensba inp ensci est sanctionnée d’une sélection drastique par « concours ».


Pour tous la différence entre « examen » & « concours » est parfaitement établie :
un concours est un ensemble d'épreuves mettant en compétition des candidats pour accéder à un nombre restreint de places. Un concours est régit par numerus clausus. Il n’est pas synonyme d’examen, lequel renvoie à un ensemble d'épreuves auquel la réussite est déterminée par la simple obtention de critères qui consistent souvent à obtenir de 50 % du nombre maximum de points qu'il est possible d'obtenir, sans qu'il y ait de limite du nombre de places ni de lauréats.

 

En écrivant ceci,  j’ai l’impression d’encore enfoncer une porte ouverte, et pourtant !
Le concours, quel taux de réussite ?

 

Cette notion n’a ni intérêt, ni valeur, quel que soit le nombre de postulants le nombre de places est prédéfini, exemple 1500 candidats pour 60 places : 4% de réussite !

 

greve2.jpgprepa-ensba-koronin-4-cris-silencieux.jpgkoronin-prepa-inp-admissions.jpg

Photos Koronin : Wu ("la grêve" / reçu ensad ) + Enem ("4 façons de crier" / reçu esba ) + Anaïs / Anaïs (reçue inp / admissible inp & reçue à Avignon)

 
La réalité des concours des écoles d’art oblige encore à plus de circonspection, c'est-à-dire de prudence dans mes propos. Mon expérience m’apprend que présenter le concours de l’ensad ensba ensci & inp revient toujours à « se présenter » devant la perception personnelle d’un jury d’enseignants.

Et il existe autant de perceptions personnelles qu’il y a de jurys. Ce qui veut dire qu’un candidat peut échouer au concours de telle école mais, avec le même travail, réussir dans telle autre.

 

Dans ces conditions il n’y a plus de « trucs », de style reconnu. Croire qu’il suffirait de s’inspirer d’un thème artistique porteur, d’user de la dernière technologie informatique ou de faire valoir son relationnel pour franchir aisément les criblages des concours revient à renforcer l’échec.

Ceux qui ont en tête l’image d’un « aimable » concours ont peu de chances de réussir. Le jury n’à pas de compassion pour le candidat qui n’est qu’un énième postulant. Seul l’intéresse l’investissement de ce postulant à collationner son travail avec des maturités intellectuelles.

 

 

PhM.

Commenter cet article

Albert 03/03/2011 09:51



Bonjour PHM,


Je voudrai revenir sur le « TILT » qui serait normal conséquemment aux 4 % de résultat/acceptation des concours par les grandes écoles d’Art.


Par expérience, je ne partage pas pleinement votre avis, je le trouve par trop optimiste ou trop ‘gentil’.


Je reprendrai votre image du podium et des jeux qu’ils soient olympiques ou non. Les sportifs, eux, ont parfaitement compris ce qu’était une compétition et l’effort sur un long terme demandé pour
atteindre cet objectif : 1ère étape, être déjà parmi ceux qui seront acceptés pour la compétition (soit pour les concours des écoles la remise du dossier) 
et  ensuite se battre pour faire parti des meilleurs et être sur le podium (qui selon les cas des grandes écoles peut comprendre uniquement 2, 20, 50 ou 80 places, pour de 200 à
2000 compétiteurs ou postulants).


Combien de jeunes sont prêts à s’investir à fond pendant 1 année pour être au niveau de la concurrence formidable à laquelle ils sont confrontés ? 


NB. : Bien que, s’ils sont nombreux à ne pas avoir compris l’enjeu, même les ‘pères peinards’ des études ont leur chance (dommage pour la qualité future de nos élites artistiques).


Et ce n’est pas tout.



koronin 03/03/2011 14:55



Trop optimiste ?


Mais mon cher ami, l’optimisme fait partie intégrante de mon boulot. Il est cette petite
lumière qui, par delà tout ce qui peut être raconté comme absurdités, comme saloperies – de tous les gens qui vous shootent dans les tibias en espérant vous  faire croire que la société ne serait que le fond d’une flaque de boue – vous donne envie de regarder les yeux des gens plutôt que leurs pieds.  Je crois d’ailleurs tenir cet argument d’une phrase de Chesterton, à moins que je me trompe (quelqu’un aurait-il un dico des citations ?)


Bien des jeunes se lancent dans les coucours ensad ensba inp gobelins ensapc etc.
 De certains parce que la culture vaut bien un autre métier, d’autres parce qu’une suite d’émissions télévisées leur aura montré les possibilités du
patrimoine, d’autres enfin – véritables oiseaux rares qui ne peuvent longtemps s’épanouir survivre en milieu scolaire – parce qu’ils ne vivent que par & pour l’art, le patrimoine. Ces
quelques fous de la couleur, des matières, vous les retrouvez aussi en cuisines comme à d’autre époques  vous auriez reconnus ces éternels
indisciplinés dans les têtes brûlées de la chasse de nuit des armées de l’air, à fermer les yeux dans une pièce du château de Versailles & imaginant que Mme de Pompadour allait entrer par la
porte ; ou en train de dévorer un lever de soleil comme si leur vue n’était que le don d’un instant.


Concours = réussite & échec.


Il y aura toujours plus de candidats que de places & donc plus d’échecs que de
réussites. Demeure pour nos candidats à accepter cette situation, à ne pas imaginer qu’acheter une place en prépa soit équivalent à acquérir de facto un billet gagnant, ou que les études d’art
équivalent à quelques cursus des sciences humaines dans lesquels la leçon scolaire, le savoir faire prédominent.


Dans notre domaine artistique, comme dirait une certaine réclame  pour un jeu de cartes, ce ne sont pas les connaissances scolaires qui importent, c’est que vous en faites.


PhM.



Albert 25/02/2011 16:32



Votre information est très importante, mais malheureusement peu diffusée et même pour ceux qui l'ont lue, je crains que le "tilt" normal suite à ce type d'information ne se soit pas déclenché.
Vous avancé 4% de résultats pour les grandes écoles d'Art, combien de parents, d'étudiants prennent ce chiffre sérieusement en considération? On est loin des 80 % au bac! Tant que la diffrence
entre concours et examen ne sera pas intégrée dans notre mentalité il est à craindre, si vous école, n'atteignez pas les 80% de réussite, que l'on juge de mauvaise manière votre enseignement.



koronin 25/02/2011 18:24



Bonjour, Albert. Heureux de vous revoir sur le Blog. 


Il existe maints sites professionnels, revues en
librairies, CIO, enseignants de l’éducation nationale qui expliquent, détaillent, démontrent, informent  en
long, en large & en travers par les bissectrices la nette différence existant entre un concours & un examen.


Mais vous avez en partie raison, il manquait certaines informations, que tout à chacun peut
cependant trouver au sein des site Internet des grandes écoles nationales supérieures publiques  (ensad ensba esba erba etc.) & autres instituts
comme l’inp. Dans leurs pages et livrets PDF, les profils des candidats, des lauréats – nombre de postulants, d’admissibles, d’admis, leurs provenances sociales, géographiques, leurs cursus
probatoires (prépas publics & privées) ou non, leurs qualités & défauts - sont détaillés, pourcentages à la clef.


Ajoutez notre modeste blog de prépa art - fait "maison" faut-il le rappeler , Koronin est
dirigé par des artistes et ne fait pas appel à des professionnels de la Comm -  et il m’apparaît donc du ressort de l’étudiant & de son entourage que ces nombreuses infos fassent
« tilt » ou non dans leur esprit. 


Il est évident que 80% de réussite à un examen – où l’on demande à l’élève de la restitution
de cours, de l’analyse de documents, une méthodologie scolaire – n’est pas comparable à un concours en milieu artistique dans lequel tout ou presque est en désaccord avec le prévisible et où
la logique du strict savoir-faire n’a pas sa place.


Dans le dernier Femina, la journaliste Isabelle Morandini arguait que, dans notre
actuelle société en crise - mais aussi (et par voie de conséquence) de mouchards - l'information donnée conduisait hélas plus tout à chacun à "retenir contre" qu'à analyser,
comprendre. 


Quand bien même Koronin alignerait dix coureurs en finale du cent mètres  des jeux olympiques, ne retiendrait-on pas plutôt qu'il n' y aurait que trois vainqueurs
pour sept recalés ? 


PhM.