Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Infos Blog Koronin

Vous êtes dans le Blog des Koronin 2014, culture du dessin, de la peinture, & notre galerie d'Art contemporain en ligne. 

Ce Blog n’est pas un forum mais un espace privé de courtoisie qui vous renseigne de manière transparente sur nos activités professionnelles. Vos interventions engagent votre responsabilité. Vos commentaires sont modérés.Les photographies & vidéos présentées dans ce Blog respectent l’article 226-1 du code pénal français.

Toutes les photos & images présentes dans ce blog sont réglementées par la propriété intellectuelle - droits d'auteurs, par l’article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle, articles L.121-1, L.122-1.).

©Les Koronin

Joindre Les Koronin

Les Koronin : tél & SMS (numéro non surtaxé) : 00.33.(0)6.74.04.76.82 - du lundi au vendredi de 9h à 18h (exceptés jours fériés). Ou en cliquant sur ce lien.

Publié par koronin

Pour une fois, cet article n’a pas pour sujet la prépa art prépa ensad ensba inp mcrbc gobelins - & les rapports des jurys souvent idéologiquement désobligeants envers l’enseignement privé – mais expose une récente étude sur l’obtention d’un autre concours national : le CAPES.

Cet article a été envoyé à votre prépa art par EDUCPRO, groupe l’Etudiant / « Concours de l'enseignement : des notes inadmissibles pour être prof ? » Nous n’y avons rien modifié. 

Salle de concours ©J.Gourdon, photo http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/concours-de-l-enseignement-des-notes-inadmissibles-pour-etre-prof.html.

Salle de concours ©J.Gourdon, photo http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/concours-de-l-enseignement-des-notes-inadmissibles-pour-etre-prof.html.

« Les concours de l’enseignement sont réputés difficiles d’accès et nombre de candidats malchanceux échouent chaque année aux épreuves. Pourtant les rapports de jury, année après année, montrent qu’avec des notes inférieures à 8/20, on peut devenir enseignant.

Pour devenir enseignant, il n’est pas nécessaire de décrocher la moyenne aux concours de recrutement. C’est donc… avec des notes qu’un proviseur qualifierait d’ "inadmissibles" pour ses élèves que la plus grande partie des candidats au métier d’enseignant sont déclarés admissibles – puis admis.

 

4/20 pour être admissible au concours de prof des écoles

L’Express a pointé les piètres résultats, pour la session 2014, aux écrits des concours académiques de professeur des écoles. "La barre d'admissibilité est ainsi, selon nos informations, fixée à 4/20 à Créteil, 5/20 à Paris, 4,5/20 à Versailles, et 7/20 à Strasbourg", précise  le magazine.


Des chiffres qui sembleraient inférieurs aux années précédentes… déjà pas brillantes. Dans l’académie de Limoges, par exemple, en 2012, la moyenne de l’épreuve de maths était de 6,13, et celle de l’épreuve de français, de 5,45. D’où des barres d’admissibilité (et ensuite d’admission) très basses pour atteindre le nombre de postes à pourvoir dans les écoles primaires.

 

Les copies du CAPES de philo : "d’indéchiffrables palimpsestes"

Quant aux concours pour enseigner dans le secondaire, tel que le CAPES, ils ne relèvent pas le niveau. Il suffit pour s’en convaincre de se plonger dans la lecture annuelle des rapports des membres de jury.

 

Ceux du CAPES de philosophie, en 2012, constatent que "nombre de copies se disqualifient elles-mêmes, soit d’être rédigées dans une langue mal maîtrisée, tant du point de vue de la syntaxe que de l’orthographe, soit de se présenter comme des brouillons, accumulant ratures, abréviations, innombrables rajouts dans les marges et les interlignes, graphie illisible, livrant ainsi d’indéchiffrables palimpsestes". Malgré tout, les barres d’admissibilité et d’admission ont pu être fixées, cette année-là, à 11/20. Un exploit ! Dans les autres disciplines, on est loin de la mention.

 

7/20 en compo d’histoire ou de géo au CAPES

Au CAPES d’espagnol, la même année, la barre d’admissibilité était de 5,38/20 (avec une moyenne d’admissibilité des candidats de 7,50/20) et la barre d’admission à 7,38/20 (avec une moyenne de 9,42/20).

 

En sciences économiques et sociales, ce n’est guère mieux : 6,50/20 pour la barre d’admissibilité et 7,63/20 pour la barre d’admission (avec une moyenne générale de 10,1/20 pour les admis). Quant aux lettres modernes, la barre d’admissibilité s'établit à 6/20 et celle d'admission à 7,25/20 (avec une moyenne générale de 9,31 à l’admissibilité et 11,08 à l’admission).

Au CAPES d’histoire-géographie, la barre d’admissibilité est restée à 6/20 en 2010, 2011 et 2012. La barre d’admission a été respectivement, pendant ces trois années, de : 8,58, 9,13 et 8,83. Souvent, ce sont les notes de l’oral qui permettent de remonter les résultats des écrits. Toujours au CAPES d’histoire-géo en 2012, la moyenne de la compo d’histoire était de 7,13/20 et celle de la compo de géo de 7,01/20.

 

"L’excellence n’est jamais le fruit du hasard"

Les sujets sont-ils trop difficiles ? Les correcteurs trop sévères ? Les candidats pas à la hauteur ? Ou le nombre de postes trop important par rapport au vivier de postulants ? En poursuivant la lecture des rapports du jury, il semblerait pourtant que certains lauréats aient toutes les capacités requises.

Comme le soulignent les membres du jury du CAPES de philo, toujours en 2012 : "trop de copies, en somme, trahissent l’impréparation et la méconnaissance des exigences les plus élémentaires de la dissertation, relatives aussi bien à la lecture et à l’analyse du sujet qu’à la construction du devoir – apparemment, la nécessité d’élaborer une introduction, de présenter sous forme de parties les différents moments de la réflexion, de rédiger une conclusion, ne va pas de soi pour tous. A l’opposé, les meilleures copies témoignent toujours d’un savoir-faire, d’une culture solide, maîtrisée, convoquée avec discernement, d’un sens des problèmes auquel seules la fréquentation assidue des auteurs et la régularité des exercices, ont pu permettre de donner son entière acuité. Ici comme ailleurs, l’excellence n’est jamais le fruit du hasard".

Décrocher la moyenne ne pourra jamais être une condition pour être reçu : trop peu de candidats sont dans ce cas

Les bons candidats ne sont pas légion

Ces "bons éléments" décrochent des notes plus qu'honorables : la candidate classée première au CAPES d’anglais, en 2012, a eu plus de 16 de moyenne (alors que la moyenne des candidats admis était de 9,24/20) ; la même année, au CAPES de lettres, la major du concours a obtenu une moyenne de 17,9/20 (la moyenne des admis étant de 11,08/20).
Mais à quoi bon se décarcasser… puisque leurs excellents résultats ne les démarqueront pas des autres lauréats, une fois en poste ? Et que décrocher la moyenne ne pourra jamais être une condition pour être reçu : trop peu de candidats sont dans ce cas.
Les membres du jury du CAPES d’espagnol, en 2012, sont atterrés : "hormis quelques prestations très brillantes, exprimées dans une langue fluide, naturelle et précise, le niveau de langue général des candidats a semblé préoccupant au jury. La langue espagnole est souvent mal maîtrisée, parfois vraiment martyrisée et quand tel n’est pas le cas, elle reste imprécise et artificielle. Ces remarques, qui s’appliquent à l’écrit aussi, sont flagrantes pour l’oral".

 

Peut mieux faire… mais il faut le vouloir

La seule variable d’ajustement des examinateurs pour pallier le faible niveau des candidats reste finalement de ne pas pourvoir tous les postes. Impossible, en revanche, de relever les barres d’admissibilité et d’admission. Surtout dans les disciplines où les candidats manquent à l’appel. Comme au CAPES de maths. En 2008, il y avait plus de 4 présents pour 1 poste à ce concours, aujourd’hui, le ratio est de 1,5 (avec un jury qui ne veut pas descendre trop bas : la barre d’admissibilité était de 6,75/20 et celle d’admission de 9,40/20, en 2012).
Malgré tout que les candidats recalés se rassurent. Quota de postes pourvus ou pas, le ministère recrute aussi parmi les non-admis (ceux-là même dont les résultats sont encore inférieurs aux barres d’admission) quand il faut placer dans l’urgence des enseignants remplaçants dans les établissements scolaires. Inadmissible ? »

 

Source : Céline Manceau  |  Publié le 25.07.2013 à 12H08, mis à jour le 26.07.2013 à 07H30

http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/concours-de-l-enseignement-des-notes-inadmissibles-pour-etre-prof.html

La question qui nous vient à l’esprit tient du parallèle entre les concours nationaux des grandes écoles d’art que passent nos jeunes en prépa art ensad ensba inp mcrbc ensapc gobelins arts appliqués etc.  Durant ces concours, il est toujours demandé plus aux candidats.   Les objectifs des divers ministères liés à l’enseignement, à la transmission des savoirs, à l’éducation, ne seraient-ils donc pas de privilégier les puits de savoir au détriment de la qualité des capacités élémentaires : être capable de se faire comprendre / respecter un interlocuteur (propreté du rendu d’un travail) ?

A remarquer qu’en  classe prépa art - sujets d’histoire de l’art ou analyses de documents - nous constatons souvent que nos candidats aux concours inp ou ensba brident volontiers la lisibilité de leurs copies - qualité de rédaction, d’orthographe ou propreté de rendu - pour privilégier l’analyse. Une habitude prise apparemment pré-bac & contre laquelle la classe prépa art doit farouchement lutter afin de rendre leurs copies lisibles et distinctives les unes des autres.

 

PhM  

 

Concours nationaux : un CAPES au rabais ?

Commenter cet article

tarlatane 08/08/2013 17:45

Bonjour, je conçois parfaitement que cet article puisse générer des remarques de rejet, généralement pour quelqu'un qui est proche du secteur mis en cause.
NB. : Sur internet, des casseroles sont très faciles à accrocher et quasi impossibles à décrocher, même si elles sont fausses.
Par contre il est bon de parler de ces sujets, sans polémiquer, pour qu'une prise de conscience et des améliorations puissent intervenir.

A. Vespré 11/08/2013 18:05

Pour compléter les propos de l'intervenante qui ramenait votre propos à celui des "casseroles" ... Je me dois de noter à ce sujet que son intervention tenait de la dialectique la plus contemporaine consistant, pour ne pas répondre au sujet,
à tenter d'attaquer sur une fausse problématique.
Si l'on recherche à mieux interpréter cette intervention, il apparait que koronin, dans ce type d'information, serait à la limite de ses domaines de compétences.
Une école d'art peut-elle s'immiscer dans un débat de formation générale?
Bien que! La bonne ou mauvaise formation des jeunes générations va se retrouver tôt ou tard dans les écoles supérieures... et nous retrouverons ce qui fait déjà débat ce jour : le manque de culture ou celle du tag, du toto ou du sms, comme mentionné plus haut.

résultats et avis sur le capès : http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/concours-de-l-enseignement-en-progres-mais-peu-mieux-faire.html

Tarlatane 28/07/2013 17:53

Bonjour, Je note dans ce rapport, entre autre, "nombre de copies se disqualifient elles-mêmes, soit d’être rédigées dans une langue mal maîtrisée, tant du point de vue de la syntaxe que de l’orthographe, soit de se présenter comme des brouillons, accumulant ratures, abréviations, innombrables rajouts dans les marges et les interlignes, graphie illisible, livrant ainsi d’indéchiffrables palimpsestes.." et ce sont ces capes qui vont enseigner! quoi? du Toto, du SMS, du tag .... ("Pauvre France" que je préfère voir au théâtre car au moins l'on rit).

koronin 05/08/2013 09:29

Bonjour, La Rose.
Oh que si je suis différent des autres. En quoi ? D’abord en vous répondant. Ensuite par la nature technique même des casseroles que toute activité professionnelle responsable traîne forcément. Précisons-les, voulez-vous ?
• Nos casseroles proviennent de quelques internautes précautionneusement anonymes,
• Celles du CAPES proviennent d’un article du journal national l’Express, sur informations par les membres du jury du CAPES.
Permettez-moi d’ajouter que si au CAPES la moyenne générale d’admissibilité touche apparemment les 4/20 ou 7/20 (selon les matières & les académies), mes étudiants en prépa inp ensba ensad etc doivent, eux, obtenir une moyenne générale d’au moins 12/20, la note de 05/20 dans une seule matière étant éliminatoire pour la totalité du concours, notamment celui de l’Inp.

La Rose 03/08/2013 23:14

Un article insupportable. Balayez devant votre porte monsieur l'éditeur de ce blog. Vos classes trimbalent quelques casseroles en matière de soucis avec votre mission. J'en ai lu quelques unes sur vous. Vous n'êtes pas différents des autres...

koronin 03/08/2013 19:17

Entre nous, Cyrielle, c’est l’évidence même. Cette évidence s’appelle le respect du correcteur, du lecteur. Il apparait cependant que pour l’Education Nationale les capacités d’analyses du candidat sont privilégiées doivent être privilégiées par rapport aux qualités d’écriture, d’expression & de présentation. Ce qui serait acceptable si l’on n’encourageait pas cette attitude chez les futurs cadres de l’éducation, à savoir les enseignants eux-mêmes.
Quand je vois le niveau de difficultés des concours des grandes écoles d’art ensad ensba inp etc, la moyenne élevée qu’il faut atteindre pour décrocher les admissibilités puis les admissions, quand je lis les rapports des jurys qui ventent à raison les qualités de respect des consignes strictes en matière de rendus de la part des candidats admis, j’en viens à me dire qu’il existe réellement deux mondes différents entre nos concours des grandes écoles d'art & le CAPES.

tarlatane 02/08/2013 19:25

Vous avez et aviez raison. Je me suis rendue compte lors de mes différents contacts qu'un dossier bien préparé, tel que vous nous le définissiez, a beaucoup plus de chances de passer, du moins à être sélectionné. Après c'est à nous de jouer. J'avoue aussi que l'orsque je vois ou reçois un document bâclé, j'ai tendance à le mettre à la poubelle, même s'il pourrait être est intéressant.

koronin 30/07/2013 10:10

Bonjour, Tarlatane (salut, Cyrielle !)
Tu as connu la prépa art (tu étais en formation professionnelle chez nous), tu m’as vu parfois me fâcher lors des rendus de copies d’histoire de l’art ou de culture générale pour la prépa ensba. Tu m’as aussi vu mettre tes condisciples de cours en garde lors de l’épreuve d’admissibilité de l’ensad. Il était alors question pour eux de rédiger clairement, proprement, une lettre d’intention puis une autre de motivation. A chaque fois, je devais rappeler le respect que tout étudiant, tout candidat, tout rédacteur doit à ses lecteurs concernant la propreté d’une lettre, d’un rapport etc. Ou le simple fait de ne pas écrire en mode SMS. Tout cela commence peut-être par une question de respect des consignes d’une épreuve d’examen ou de concours.

PhM