Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
9 Mars 2015
Palerme.
Il faut s’être baladé dans ses rues, qui n’ont rien de la platitude d’une pierre tombale. Mais comment rendre Palerme, lorsque l’on n’aura pas le temps d’y poser son chevalet ?
Carnet de croquis, pastels, crayons, il convient de vite travailler ; ni le soleil, ni les petites pluies d’orages – ou les badauds passant – n’attendront que vous preniez vos relevés.
Dès lors, il convient de saisir un pâté de maisons, une source de soleil, des volets qui s’ouvrent, le Comte Federico - qui vous salue, & à qui vous faites comprendre en allemand que vous voulez bien parler Ferrari & course automobile avec lui, mais que vous ne maîtrisez vraiment pas l’Italien !
Puis, de retour chez vous, dans votre atelier, vous fermez les yeux, vous poussez un peu votre carnet de croquis (car vous n’allez pas recopier) ; vous souvenez-vous de la rue, du Comte, des passants qui vous souriaient, de cette commerçante qui rangeait son présentoir à doudounes sous les grondements de l’orage de midi. Puis, vous raccrochez la lumière aux murs, vous ajoutez une passante chaudement vêtue (souvenez-vous, il faisait à peine 7° !), un colosse qui téléphone coude en l’air, ou Isabelle, ou Artémis qui flânent de-ci de-là dans ces rues.
En peignant, vous vous dites : j’y suis encore.