Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
17 Janvier 2013
J’interromps un court laps de temps les articles sur les livrets étudiants ensad ensba concours d’entrée 2013. L’actualité de votre prépa art s’emballe avec le workshop de l’ensba (école nationale supérieure des beaux-arts de Paris), il ne faut pas en manquer une miette ! Merci à Jean-Yann de m’avoir transmis le rapport qui suit, que je découpe en trois articles faute de place , agrémenté de nouvelles photos made in ENSBA !
Je vous joins les liens pour participation car, contrairement à ses concurrents (d’ailleurs étrangement absents de ce type de manifestations de l’ensba si l'on en croit le rapport officiel édité par l'ensba), votre prépa art ne garde jamais une info importante pour ses seuls étudiants !
Energie : Oui ! Qualité : Non !
Compte rendu de l’artiste (Thomas Hirschhorn)
Session 9-10 janvier 2013
« Il
y avait 30 participants le premier matin de la 3ème session. Les participants venaient de
l’Ensba, d’une école de préparation pour les beaux-arts, de l’université Paris
1, de l’université Paris 8, de l’école des beaux-arts de Cergy Pontoise, il
y avait des artistes "autonomes", il y avait un groupe de 4 participants de la Rietveld
Academie d’Amsterdam et il y avait 4 participants (avec leurs accompagnateurs) de l’Esat Paris (établissement de service et d’aide
par le travail).
Le nombre de participants permettait donc un temps de présentation et de jugement par participant de 25 minutes, ce qui est assez court et nous obligeait à être rapide dans le jugement et précis dans l’évocation de l’explication du jugement. Un temps suffisant si tout le monde est concentré et attentif, ce qui n’était pas toujours le cas. La grande diversité des participants et le fait qu’ils ne se connaissaient pas d’avance était un élément important pour les discussions animées et souvent contradictoires.
J’étais heureux de constater que grâce a des étudiants de la Rietveld Academie mais aussi grâce aux participants de l’Esat, notre vocabulaire et notre terminologie étaient large, ouverts et riches. Nous avons pu éviter les termes et notions trop souvent et trop facilement utilisés et répétés dans les écoles de beaux-arts. J’ai constaté que les jugements des quatre étudiants de la Rietveld Academie étaient souvent plus durs, et leurs explications plus claires que celles d’autres participants. Et les explications des jugements de la part des participants de l’Esat, comme : "Il y a de l’énergie dans ce travail parce que c’est magnifique !" ou : "Il n’y a pas d’énergie dans ce travail parce qu’il manque de couleurs !" sont des explications qui – au-delà de leur justesse et de leur simplicité - m’ont fait réfléchir, ‘nous’ ont fait réfléchir. Je pense que ces interventions ont contribué à l’idée que le jugement sur l’énergie peut être un jugement "non-exclusif", un jugement qui ne se laisse pas neutraliser par des mots et notions souvent trop vite appris et répétés sans une distance critique.
J’ai
constaté qu’il y a encore une confusion par rapport au critère d’énergie que je propose, car ce critère est - avant tout - mon propre critère
critique : un critère critique que je propose aux participants, mais que je conçois aussi comme un critère à remplacer par d’autres critères critiques de la part des
intervenants. »
PhM