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Les Koronin : le Blog !

Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.

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prépa ensad ensba gobelins : question de graphisme 2

 

Prépa ensad ensba Gobelins : question de graphisme 2. Suite de notre précédent article sur comment vous enseigne t’on le graphisme chez Koronin.

koronin-ensba-ban---.jpg

Un jour, quelqu’un découvre un instrument qui trace, le prend & fait un trait. Ce trait devient sa marque, autrui peut le voir, le partager car il possède une histoire…  Ce trait aura pu être tracé à partir d’une mine grasse ou maigre (feutre ou crayon), de craie industrielle ou naturelle – par exemple récoltée au pied des falaises de Caux – de pigments liés par un corps gras (huile lourde, lègère, colle, brûlis, votre propre sudation etc.),  lame, pointe sèche, souris informatique ou application de la commande d’un logiciel…  Ce trait l’on pourrait lui donner des verbes : glisser, envelopper, effleurer, cerner, préciser, estomper, enrichir, souligner, masquer, rayer… vous en trouverez bien d’autres.  Ce trait, orienté, multiplié, travaillé, peut parfaitement vous permettre d’exprimer une matière comme la douceur d’une chevelure, la souplesse d’un corps, l’aspect du sentiment.

Mais avant toute créativité, il vous faut savoir que, chez Koronin – eu égard à notre propre expérience professionnelle – nous considérons qu’un bon graphiste est avant toute chose un bon exécutant, c'est-à-dire qu’il possède & maitrise les techniques de dessin d’observation, sait exprimer une matière, user d’un contraste de couleurs, non seulement en théorie mais aussi & surtout en pratique !  Car le futur graphiste doit savoir refaire au crayon tout ce que le logiciel  sait faire - certes beaucoup plus vite - en tant que simple outil.

Photo Koronin : Randolphe (prépa ensba) peignant Ban (prépa esba – reçu) en cours, acryliques sur papier.

Il m’arrive ainsi de m’agacer d’étudiants, je l’avoue,  qui arrivent chez Koronin avec des colors-scripts  exécutés via un logiciel, certesde bonne qualité, mais qui sont à la peine voire à la traine des autres postulants aux concours ensad & Gobelins de la prépa dès qu’il s’agit de refaire l’exercice à main levée, à la gouache ou autre médium, en mettant en scène leurs capacités d’utilisation de la perspective, de la confection des couleurs, du choix du bon support papier.

Subséquemment, tout instrument peut être utilisé de différentes manières pour donner l’esthétique émotionnelles indispensable au graphisme. Quant’ à la couleur, & même si cela heurte les théoriciens des arts, j’affirme que l’utilisation de la couleur doit être faite selon le sentiment de chacun & en fonction de recettes scolaires religieusement appliquées. Le graphiste est avant tout un observateur assuré, toujours attentif à suggérer la vie par la forme, la couleur, le positionnement d’un objet dans un environnement. En cela, qu’il fasse de l’illustration pour livres, un logotype pour un marchand de chichis, un lettrage calligraphique, une peinture remplaçant la sempiternelle photo du produit vendu, un layout ou plus simplement un croquis, le graphiste se laisse plus guidé par l’intuition que par la raison : il perçoit ces petites choses de la vie qu’autrui n’a pas le temps de remarquer  & les lui propose.

koronin-ensba-recu---.jpg

Une école enseignant le graphisme ne peut fonctionner sur un mode scolaire avec un programme de notations scolaire mais plutôt en apportant à ses étudiants(es) des thèmes les faisant partir d’observations simples au crayon vers l’expérimentation de formes, d’expression des matières représentées, d’utilisation de matériaux divers, dans l’idée que l’on ne naît pas graphiste mais qu’on le devient ; posséder le dernier logiciel informatique sur le dernier Mac ou PC à la mode est une chose, mais savoir exprimer la matière, une texture, rendre un aspect, c’en est une autre…

Ce sera l’objet du prochain article de votre prépa Koronin, avec des démonstrations, trucs & astuces.

Photo Koronin : une petite demoiselle de la promo 2011, prépa ensba - & qui est en train de nous prévoir un triplé aux concours ! – dans une bien étrange position pour peindre. Une photo qui n’a certes pas de rapport flagrant avec l’article, mais que je ne résiste pas à vous montrer. Une étudiante qui se sera donné beaucoup de mal, aura souvent peiné, mais dont la persévérence & l'opniniâtreté à développer son univers aura été payant !

 

 A suivre…

PhM.

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H
<br /> <br /> Bonjour,<br /> Vous parlez toujours de dessin, graphisme … pourtant nombre d’écoles ont quitté ces formations pour s’orienter vers le tout multimédia, même pour le niveau de préparation aux concours des grandes<br /> écoles. Pourquoi ces divergences ?<br /> Merci de votre avis<br /> <br /> <br /> <br />
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K
<br /> <br /> Bonjour.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Lorsque l’on parle de graphisme l’on entend régulièrement de la part des CIO, l’ion lit dans les revues d’orientation<br /> que le métier se référerait essentiellement à l’utilisation de l’outil informatique, comme si le graphiste était devenu dépendant d’une suite de logiciels pour tout moyen d’expression<br /> personnel.<br /> <br /> <br /> Certes l’outil informatique est performant, fort pratique, évite les longues séances de découpages ciseaux en mains, de<br /> collages, de traçages, paginations, modélisations en 3D, etc. Pourtant, le graphisme ne saurait se réduire à l’infographie, si ludique soit-elle.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La performance d’un outil tient autant de sa simple définition d’instrument de travail  que des capacités de celui qui l’emploie. Notre graphiste doit posséder plus d’une corde à son arc comme avoir la capacité manuelle de dessiner un cercle<br /> parfait, se servir d’un aérographe, etc.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour Koronin, le graphisme commence par la compréhension de ce qu’est une forme, un volume, par l’éducation de votre œil<br /> à saisir l’espace qui entoure la forme, & ce préalablement à tout cours concernant les commandes d’un logiciel lambda. Or, cette éducation de l’œil, de votre jugement plastique, se fait<br /> d’abord par le croquis, le dessin : apprendre à exprimer une matière, un corps, trouver son équilibre, sa position dans l’espace, le lier à son environnement par des choix esthétiques,<br /> proposer une solution visuelle dépositaire d’un sentiment, d’une communication sensible,  d’une perception.  <br /> <br /> <br />  Ce qui est beaucoup plus complexe & demande un investissement moins<br /> "ludique" que l’apprentissage  de menus de logiciels. Un choix que certains jeunes font – ils viennent alors au sein de notre prépa - d’autres pas. Ce<br /> qui constitue une alternative pour chacun.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Note : si toutes les prépas arts, établissements d’enseignement artistique publics ou privés enseignaient la même<br /> chose, selon des programmes préétablis, avec les mêmes « formations » (Dieu que ce mot est laid concernant l’Art !) l’Art ne serait-il pas victime d’un formalisme proche de<br /> l’académisme ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> PhM.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />