Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
28 Juin 2010
J’avais dernièrement une réunion de parents d’élèves de lycée durant laquelle les enseignants de la section L nous ont présenté les filières post bac – universités, arts appliqués & BTS, excepté les grandes écoles. Et les enseignants de conclure que si à l’université la notion de concours est présentement absente, l’entrée des grandes écoles ensad ensba inp ensci est sanctionnée d’une sélection drastique par « concours ».
Pour tous la différence entre « examen » & « concours » est parfaitement établie :
un concours est un ensemble d'épreuves mettant en compétition des candidats pour accéder à
un nombre restreint de places. Un concours est régit par numerus clausus. Il n’est pas synonyme d’examen, lequel renvoie à un ensemble
d'épreuves auquel la réussite est déterminée par la simple obtention de critères qui consistent souvent à obtenir de 50 % du nombre maximum de points qu'il est possible d'obtenir, sans qu'il
y ait de limite du nombre de places ni de lauréats.
En écrivant ceci, j’ai l’impression d’encore
enfoncer une porte ouverte, et pourtant !
Le concours, quel taux de réussite ?
Cette notion n’a ni intérêt, ni valeur, quel que soit le nombre de postulants le nombre de places est prédéfini, exemple 1500 candidats pour 60 places : 4% de réussite !


Photos Koronin : Wu ("la grêve" / reçu ensad ) + Enem ("4 façons de crier" / reçu esba ) + Anaïs / Anaïs (reçue inp / admissible inp & reçue à Avignon)
La réalité des concours des écoles d’art oblige encore à plus de circonspection, c'est-à-dire de prudence dans mes
propos. Mon expérience m’apprend que présenter le concours de l’ensad ensba ensci & inp revient toujours à « se présenter » devant la
perception personnelle d’un jury d’enseignants.
Et il existe autant de perceptions personnelles qu’il y a de jurys. Ce qui veut dire qu’un candidat peut échouer au concours de telle école mais, avec le même travail, réussir dans telle autre.
Dans ces conditions il n’y a plus de « trucs », de style reconnu. Croire qu’il suffirait de s’inspirer d’un thème artistique porteur, d’user de la dernière technologie informatique ou de faire valoir son relationnel pour franchir aisément les criblages des concours revient à renforcer l’échec.
Ceux qui ont en tête l’image d’un « aimable » concours ont peu de chances de réussir. Le jury n’à pas de compassion pour le candidat qui n’est qu’un énième postulant. Seul l’intéresse l’investissement de ce postulant à collationner son travail avec des maturités intellectuelles.
PhM.