Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
7 Octobre 2010
« Je voudrais préparer l’ensad, mais le dessin ne m’intéresse pas !» me confiait un étudiant potentiel, en entretien avant inscription.
Il aura changé d’avis car, chez notre prépa Koronin, pas question de négliger l’apprentissage du dessin !
Et l'un de nos principaux apprentissages est justement de quitter deux fois par semaine la salle de dessin pour que nos étudiants en prépas inp ensad ensba gobelins confrontent leurs acquis avec "l'extérieur" : cette semaine le jardin des plantes, la salle de musée... Des lieux publics où la lumière n'est pas toujours à l'avantage du dessinateur, où le public, galant mais pas forcément, vient jouer son rôle de foule à proprement dit.
Photo Koronin : partie "croquis" en paléontologie ce jeudi matin : comprendre comment fonctionnent les choses, aller à l'essentiel des formes, des omnres et des lumières, c'est à dire confronter en réel les acquis de salle de dessin.
Le dessin en extérieur, qu’il soit au crayon – tout instrument qui court sur le support - ne saurait rivaliser avec l’apparence et demande la simplification des formes ; capter leur essentialité pour en exprimer la plénitude.
Dans le dessin en extérieur ou au musée, l’artifice, l’ornement ne jouent pas. On ne triche pas avec le dessin, le croquis ; une esquisse est ratée ou réussie, il n'existe pas de : "oui mais, c'est étudié pour... !"
Dessiner ou croquer n’est pas expliquer quelque chose. C’est d’abord choisir un sujet, une vue, son angle d’expression (comment interagissent ombres & lumières, matières), sélectionner notre mode de représentation –celui qui nous apparaît à l’instant le plus apte à exprimer cette interaction – puis tâcher d'interpréter les sensations visuelles comme les signes d'autant de lois de la lumière, de la matière et d'idées, en essayant de faire sortir par la main ce que l’on ressent, de le convertir en un équivalent plastique.
Pour le dessin de mémoire, essentiel lorsque l’on prétend être candidat au concours d’entrée ensad, la séance de travail au musée – mercredi au jardin des plantes, jeudi matin en paléontologie – est la base qui permet de comprendre une forme. De la ranger dans un coin de son esprit parmi bien d’autres choses, et d’oublier tout au sujet de l’idée de la recopier au moment de se mettre par exemple à la peindre.
Photo Koronin : partie "croquis peints" au jardin des plantes, à Vincennes, mercredi après-midi : exprimer la matière végétale. Un exercice qui mélange les prépas ensad ensba inp & gobelins dans une même compréhension de l'exercice plastique.
PhM.