Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
2 Novembre 2011
Que de nouvelles de la part des grandes écoles, ce mercredi ! A peine vous ai-je publié celles de l’ENS que voilà un envoi de Mme Gervais, de l’ensba (www.ensba.fr, www.beauxartsparis.fr). Je vous le poste sans attendre, juste le temps de le diviser en deux articles, car l’ensemble fait plus de 130 000 caractères ! Les étudiants de votre prépa Koronin l'ont déjà dans leur boîte emails.
Je comprime entre autre les infos sur l’exposition « Soudain, Déjà », puisque j’y ai déjà consacré un article (conforme à l’envoi de l’ensba) dans lequel vous avez d’ailleurs pu voir nos jeunes en prépa ensba, le soir du vernissage.
|
Les rendez-vous des Beaux-arts de Paris
l’école
nationale supérieure, novembre
2011
Beaux-arts de Paris l'école nationale supérieure / 14, rue Bonaparte 75272 Paris cedex 06 / www.beauxartsparis.fr
Contacts : Jany Lauga,
responsable de la
programmation culturelle, jany.lauga@beauxartsparis.fr,
t. 01 47 03 54 58, assistée de Martine
Markovits, pour la programmation vidéo,
martine.markovits@beauxartsparis.fr, t. 01 47 03 50 45 / Tanguy Grard, responsable de la
communication, mécénat et partenariats, tanguy.grard@beaux-artsparis.fr,
t. 01 47 03 50 05 / Contact presse : Isabelle Reyé,
isabelle.reye@beauxparis.fr,
t. 01 47 03 54 25 Mercredi 2, 15 h – Des pratiques autres, Fanny de Chaillé et Philippe Ramette / mercredi 2, 17 h – Cinéma expérimental, Le cinéma réinventé, « Cela s’appelle l’aurore », Jennifer Verraes / lundi 7, 18 h – Psychanalyse, art et image IV, Corps et graphies : subjectivation dans les soulèvements arabes. 2001-2011, Fethi Benslama / mercredi 9, 15 h – Points de vue images de la danse, Conclusion, quelques éléments de reconstruction, Denise Luccioni / mercredi 9, 18 h – Cinéma documentaire, Frantz Fanon, Peau noire, masque blanc, Isaac Julien présenté par Mathieu Kleyebe Abonnenc / lundi 14, 15 h – Vie professionnelle, Martine Aboucaya / mercredi 16, 18 h 30 – Cinéma expérimental, Hantologie des colonies, Laetitia Kugler / jeudi 17, 15 h – Conférence, La couleur et les villes, Larissa Noury / vendredi 18, 15 h – Artistes / rencontres / entretiens, Éric Baudelaire / mercredi 23, 18 h – Cinéma documentaire, Fragments d’une révolution, Raphaël Pillosio / jeudi 24, 18 h – Conférence, 2001-2011 : Soudain, déjà, Guillaume Désanges / vendredi 25, 15h – Artistes / rencontres / entretiens, Thomas Hirschhorn / mercredi 30, 15h – Des pratiques autres, Raimund Hoghe / mercredi 30, 18 h, Le cinéma de Guy Debord, Fabien Danesi Expositions Galeries d’exposition du quai Malaquais / 2001-2011 : Soudain, déjà Photographies, sculptures, installations, vidéos, peintures de 29 jeunes artistes diplômés des Beaux-arts de Paris entre 2001 et 2011 confrontés à l’actualité mondiale de ces dix dernières années. Commissariat : Guillaume Désanges. Exposition du vendredi 21 octobre 2011 au dimanche 8 janvier 2012, du mardi au dimanche de 13 h à 19 h. Cabinet des dessins Jean Bonna, Palais des études / À la source de l’Antique, la collection de Sergei Tchoban Présentation de la collection de dessins d’architecture néo-classique du collectionneur Sergei Tchoban. Exposition du jeudi 27 octobre 2011 au vendredi 20 janvier 2012, du lundi au vendredi de 13 h à 18 h. Des pratiques autres Mercredi 2 novembre à 15 h, amphi de morphologie / Philippe Ramette, artiste, et Fanny de Chaillé, chorégraphe et interprète Philippe Ramette et Fanny de Chaillé ont suivi, au cours de ces dernières années, l’évolution de leurs travaux respectifs et chaque présentation d’une de leurs œuvres ou expositions a donné lieu à des discussions entre eux. Actuellement ils travaillent ensemble à l’élaboration d’une forme « spectaculaire » incluant la présence d’un couple de danseurs. Ce projet est conçu comme une expérience pour l’un comme pour l’autre. Il ne s’agit pas d’un énième projet de collaboration entre un plasticien et une chorégraphe, où le rôle du plasticien est remisé la plupart du temps du côté de celui qui scénographie, pense l’espace dans lesquels les mouvements ou actions du chorégraphe s’inscrivent, mais bien d’un projet commun pensé pour la scène. Comment penser ce rapport au temps, celui du « live », comment se séparer de l’objet, comment se mettre en jeu à deux et séparément ? Dans la performance Passage à l’acte, ils mettent en commun un intérêt certain pour l’absurde et mettront à jour ce qui dans leur pratique est occulté : pour elle, utiliser des objets contraignants ; pour lui, participer à la mise en scène de ses sculptures. En collaboration avec le Théâtre de la Cité internationale. Mercredi 30 novembre à 15 h / Raimund Hoghe À l’occasion de la création de Pas de deux, en collaboration avec le Théâtre de la Cité internationale. Entre introspection et vertige historique, l’œuvre de Raimund Hoghe poursuit une entreprise de relecture contemplative du patrimoine chorégraphique, Boléro Variations, l’Après-midi… Inspiré, entre autres, par le danseur de butô Kazuo Ohno qui, à 90 ans, se produisait toujours sur scène, Raimund Hoghe, qui fut pendant dix ans le dramaturge de Pina Bausch, décide au début des années 1990 de mettre de côté sa carrière de journaliste et d'écrivain pour réaliser son rêve d'enfance : danser sur scène. Chacune de ses pièces est un assemblage : la réunion d’un souvenir, d’un nom, d’une atmosphère ou d’une musique, qui, se touchant, créent l’alchimie de la danse. Les éléments qu’il dispose et laisse résonner sur scène tirent souvent leur origine d’une référence collective. Cinéma expérimental Mercredi 2 novembre à 17 h / « Cela s’appelle l’aurore », hypothèse(s) sur l’histoire du cinéma selon Jean-Luc Godard, projection de moments choisis des Histoires du cinéma (2004, 85’) de Jean-Luc Godard avec Jennifer Verraes, enseignante à l’Université Paris III Dans le cadre du Cinéma réinventé, cycle proposé par Braquage. De 1988 à 1998, Jean-Luc Godard travaille aux Histoire(s) du cinéma, une série qui trouve son origine dans les conférences données à Montréal à l’automne 1978. L’aurore est une image possible de la vision et de la méthode de Godard historien. Une méthode conçue au croisement des influences de Jules Michelet, de Friedrich Nietzsche et de Walter Benjamin mais aussi d’André Malraux, d’Élie Faure et de Fernand Braudel : un montage de thèses sur l’histoire en général (et sur l’histoire du cinéma, en particulier) que quelques « moments choisis » dans sa filmographie viendront éclairer. Mercredi 16 novembre à 18 h 30 / Hantologie des colonies présenté par Laetitia Kugler, enseignante en esthétique du cinéma à Paris III, en présence de Patrizio di Massimo, Brigitta Kuster et Uriel Orlow En collaboration avec Khiasma et en parallèle à l’exposition My Last Life présentée à l’Espace Khiasma, Normal (association pilotée par Vincent Meessen, Bruxelles) propose un cycle de projections de films récents ou rares d’artistes principalement issus du champ de l'art contemporain : Oae, 2009, 13’, Patrizio Di Massimo ; 2006-1892 = 114 ans, 2006, 12’ et À travers l'encoche d'un voyage dans la bibliothèque coloniale, Notes pittoresques, 2009, 25’, Brigitta Kuster et Moise Merlin Mabouna ; The Visitor, 2007, 15’, Uriel Orlow ; Obscure White Messenger, 2010, 14’, Penny Siopis. Hantologie des colonies interroge la nature irrésolue de l’histoire coloniale. En remettant en circulation des images oubliées, disparues, interdites, ou en choisissant de mettre en récit des motifs et des faits coloniaux, ces écritures s'affranchissent et mettent en critique l'héritage des colonial studies. Mercredi 30 novembre à 18 h / Projection du film In Girum imus nocte et consumimur igni, 1978, de Guy Debord, présenté par Fabien Danesi, enseignant-chercheur associé au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines Fabien Danesi publie Le Cinéma de Guy Debord ou la négativité à l’œuvre (1952-1994) aux éditions Paris Expérimental. Si Guy Debord a toujours critiqué l’emprise aliénante des images, il n’en a pas moins fait du cinéma en employant le procédé du détournement, réutilisant des extraits de films ou de textes, créant des rapprochements, afin de leur donner un sens nouveau. Avec une extrême cohérence entre la forme et le contenu, Debord tente de dépasser à la fois le cinéma commercial considéré comme une redoutable machine de pacification sociale et les œuvres d’avant-garde aux exigences exclusivement esthétiques. Ses films évoquent son existence passionnée aussi bien que les théories qui lui sont indissociables. Avec In Girum imus nocte et consumimur igni, son dernier film, il réalise un véritable panégyrique. Il reprend les thèmes qui lui sont chers comme l’écoulement du temps, la critique du spectacle et la bohème de ses années de jeunesse. Mélancolique, il dessine le portrait d’un homme qui a toujours cherché à vivre selon ses propres règles.
Suite de l'article & du programme
ensba de novembre dans "prepa koronin : RDV de novembre avec l' ensba n°2"... à suivre dans quelques minutes. |