Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
4 Juillet 2012
Alors que les fanatiques agités de ensar dine détruisent les mausolées du Mali au nom de Dieu devant des imams horrifiés, la fréquentation des bibliothèques, médiathèques, expositions d’art na jamais été aussi forte entre Barcelone, Paris, Berlin & les diverses fondations & foires artistiques que compte le vieux continent. Il semble bien que la culture par les arts plastiques, les arts visuels, musicaux, la littérature, l'histoire & la sociologie demeure le meilleur facteur d’éducation, d’érudition ; un remède contre la conversion sectaire & qui ouvre à l’homme intelligent une infinité de combinaisons dans une infinité de diversités.
C’est pour cela qu’après mon intermède concernant le dernier travail d’Anaïs en prépa ensba ensda gobelins etc, je reprends de plus belle, avec plus de cœur encore mes publications de correspondances d’artistes. Nous en étions à la « Brücke », passons au prospectus joint au catalogue de la première exposition du « Blaue Riter », paru dans Pan le 7 mars 1912, rapporté par Jean Cassou en 1960.
« Le grand bouleversement.
Le Déplacement du centre de gravité dans l’art, la littérature & la musique,
La Diversité des fortunes, considérées sous l’aspect de la construction & de la composition.
La nécessité de se tourner avec intensité vers la Nature intérieure & de renoncer par conséquent à tout embellissement des formes extérieures de la Nature.
Tels sont, dans l’ensemble, les signes de la Renaissance intérieure.
Montrer els caractères & les manifestations de cette transformation, faire ressortir la continuité de cette tendance par rapport aux époques passées, faire apparaître les impulsions intérieures dans toutes les formes qui provoquent une réaction intime chez le spectateur,
Tel est le but que le Blaue Reiter s’efforcera d’atteindre.
Nous cherchons aujourd’hui, derrière le voile des apparences extérieures, des choses cachées qui nous semblent plus importantes que les découvertes des impressionnistes… Nous cherchons & nous peignons ce côté spirituel de nous-mêmes dans la nature, non par caprice ou pour le plaisir d’être différent, mais parce que nous voyons ce côté, exactement comme auparavant on a vu tout à coup les ombres violettes & l’atmosphère avant toute chose…
On croit très sérieusement que nous, nouveaux peintres, nous n’obtenons pas nos formes de la nature, que nous ne les arrachons pas à la nature come l’on fait tous les artistes dans tous les âges. La nature brille dans nos peintures comme toutes les formes d’art. la nature est partout, en nous & en dehors de nous ; il n’y a seulement qu’une chose qui n’est pas complètement la nature, mais plutôt la maitrise & l’interprétation de la nature : l’art. L’art a toujours été & est dans sa pure essence la séparation la plus audacieuse d’avec la nature & la « naturalité ». C’est le pont avec le monde de l’esprit. »
Prochaine correspondance : « Une expérience romantique non résolue », de Guilio Carlo Argan, 1884 à 1914.
PhM