Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
15 Décembre 2010
A quoi cela peut-il bien servir de dessiner un écorché de
lapin ?
A étudier sa morphologie ? Ou plutôt à devoir réaliser un exercice d’observation dans un temps donné (la matière vivante se dégrade à l’air ambiant), à trouver les bons graphismes pour exprimer les matières – muscles, plaques tendineuses, organes divers – et surtout, aller à l’essentiel ?
Le défi de ce type de dessin réside d’abord dans la répulsion qu’il peut susciter. L’étudiant en prépa ensad ensba gobelins etc est donc confronté à ses propres a priori, avec lesquels il doit pourtant parvenir à œuvrer afin d’aboutir à une représentation, une extrapolation plastique. Exprimer son dégoût ou son intérêt dans le trait, la couleur – et donc personnellement choisir des médiums et outils à utiliser pour faire passer ce sentiment - est le fondamental de la plastique. Photo Koronin : Macha, diplômée de la faculté de Heidelberg, en prépa du concours ensba, face à son sujet.
Différemment d’un cours de modèle vivant, il s’agit ici de l’expression même de la mort. Ce que mes étudiants(es) se plaisent à nommer un « modèle mort ». Pourtant, ce modèle n’est pas figé. Comme précité, le temps continue son œuvre sur la matière organique, n‘attendant pas que l’observateur s’égare dans les détails. Tous les éléments sont donc réunis pour faire « détoner » la spontanéité du jeune dessinateur.
L’exercice était à effectuer en deux heures.
PhM.