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Les Koronin : le Blog !

Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.

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prepa ensad ensba : les livrets de études

Vous trouverez dans les ordinateurs de l’atelier les livrets des études ENSAD ENSBA complets. Le 1er fait 320 pages, le second 208 pages.

A vous de les charger sur vos supports USB.  & de les lire !

Extrait du livret ENSBA 2013, par Nicolas Bourriaud, Directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts :

 

« Une grande école d’art peut-elle se résumer à une fabrique de grands artistes ? Ni le Bauhaus, ni le Black Mountain College, pourtant cités comme de légendaires réussites de l’enseignement artistique au XXe siècle, ne se prêtent à ce genre de statistiques.

Une grande école d’art se doit avant tout de dispenser un enseignement diversifié et de haut niveau, de multiplier les débouchés professionnels de ses étudiants, mais aussi de leur ouvrir des horizons inattendus et de galvaniser leur imaginaire. Elle cherchera, certes, à éveiller des facultés qui leur seront immédiatement utiles sur le marché du travail (et celui de l’art) mais, plus profondément encore, tout au long de leur vie d’adulte. Car la mission d’une école d’art est complexe : parmi celles-ci, on peut distinguer entre l’apprentissage des techniques et des savoir-faire, l’enseignement théorique et professionnel, et enfin le développement du goût et du jugement, par confrontation avec les oeuvres et les artistes.

L’École nationale supérieure des beaux-arts délivre ainsi une formation intellectuelle fondamentale, orientée vers la maîtrise expressive des formes, des signes et de l’image. L’esprit et la main s’y rejoignent. Dans sa réalité concrète, elle forme à la fois des créateurs et des créatifs, des artistes au sens strict du terme comme de futurs techniciens de la forme ou de l’image — mais avant tout des individus informés par l’art et équipés d’une culture sensible qui leur permettra de s’intégrer dans une société qui aura, sans cesse, davantage besoin de créateurs, d’inventeurs, d’innovateurs, d’esprits libres et originaux. »

 

PhM

 

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E
<br /> Merci du complément d'information, très littéraire. J'attire l'attention sur un détail : le workshop et son titre : "Energie : oui "(tout à fait d'accord) puis "qualité : NON", la qualité sous<br /> quelle que forme que ce soit se doit d'être présente à moins que l'art ne devienne une recherche sur la "non qualité", pourquoi pas!<br />
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K
<br /> <br /> Un thème de l’ensba.<br /> <br /> <br /> L’on parle là certainement de l’écart mesuré entre la qualité souhaitée et celle réellement obtenue. Mais loin de parler de l’objet<br /> que peut représenter l’œuvre d’art (physiquement parlant – chose qui se présente à la vue & affecte les sens), nous pouvons aussi voir cette non-qualité  comme non-virtuosité, le refus vire l’impossibilité de faire quelque chose de bien. Ou la perte de contrôle sur quelque chose.  En ces termes, la définition même de l’art, de son enseignement a changé durant les siècles ; l’art ne s’apprend plus comme Renoir le voyait faire dans les<br /> musées, c'est-à-dire à observer les œuvres des anciens pour en comprendre & les techniques des matériaux & les fondements d’idées. <br /> Aujourd’hui, l’étudiant aux beaux arts  apprend d’abord à ne pas rivaliser avec l’apparence des choses ou à confier son admiration pour un<br /> original ;  il observe afin de définir ce que Platon même notait au-delà de l’apparence comme étant l’Idée.<br /> <br /> <br />  PhM<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> Je note dans la déclaration que vous reprenez une orientation des BA qui, si elle doit s'appliquer devrait relancer l'intérêt pour cette filiaire <br /> <br /> <br /> "de multiplier les débouchés professionnels de<br /> ses étudiants .....,éveiller des<br /> facultés qui leur seront immédiatement utiles sur le marché du travail."       <br /> <br /> <br /> Programme à suivre.<br /> <br /> <br />  <br />
Répondre
K
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Oui, si l’on en croit son nouveau directeur (& nous n’avons aucune raison de ne pas<br /> le croire) il semble que l’école nationale des beaux-arts poursuive son ouverture à d’autres formes d’art, aux partenariats avec d’autres établissements dédiés à d’autres logiques culturelles.<br /> Une transversalité essentielle !  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La préface du directeur continuait comme-ci (excepté que la pace me maquait dans<br /> l’article pour publier cette préface complète)<br /> <br /> <br /> « Aujourd’hui engagée dans un processus de dynamisation de ses partenariats<br /> nationaux et internationaux, mais aussi dans un rapprochement avec les artistes et les oeuvres qui correspond à la structure même de son enseignement, l’école nationale supérieure des beaux-arts<br /> se rapproche de son A.D.N. pour mieux relever les défis du XXIe siècle.<br /> <br /> <br /> Depuis la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture au XVIIe siècle,<br /> l’École est l’héritière d’une longue histoire, et il importe de respecter cet héritage tout en poursuivant sa nécessaire adaptation au monde contemporain. Les fondements de sa pédagogie résident<br /> dans le contact avec les créateurs. Le socle qui définit sa singularité, à savoir la notion d’atelier, a montré sa capacité à affronter l’évolution des formes tout en s’adaptant aux exigences du<br /> schéma éducatif européen. Durant cette année scolaire 2012-2013, notre établissement va franchir une nouvelle étape avec l’ouverture d’un programme de troisième cycle de recherche qui vient<br /> renforcer son statut d’excellence, confirmé en 2010 par la reconnaissance de son diplôme de cinquième année au grade de Master. Ce programme ARP (Art, Recherche, Pratique) se verra adossé au<br /> projet d’initiative d’excellence (Idex) porté par la fondation de coopération scientifique PSL, Paris Sciences et Lettres, dont l’École est l’un des membres. La formation doctorale SACRe,<br /> conduite en collaboration avec trois autres grandes écoles d’art parisiennes (École nationale supérieure des arts décoratifs, Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Conservatoire<br /> national supérieur de musique et de danse) et l’École normale supérieure, ouvre une voie originale dans le monde de l’enseignement supérieur, permettant bientôt aux artistes chercheurs d’être<br /> évalués sur leur projet artistique, davantage que sur des recherches théoriques. Ce programme vient s’ajouter à celui d’Artiste Intervenant en Milieu Scolaire (AIMS), aujourd’hui dans sa<br /> troisième année, et à un séminaire mené conjointement avec l’école du Louvre, consacré à la conservation et à la restauration des oeuvres d’art, pour former un ensemble d’une grande densité. Les<br /> cinq années d’études qui mènent au Diplôme national supérieur d’arts plastiques ne sont pas en reste : outre le renforcement régulier des enseignements théoriques et professionnels,<br /> indispensables à toute pratique artistique dans un environnement de plus en plus concurrentiel,<br /> <br /> <br /> et les nombreux projets qui y sont initiés, de nouveaux professeurs viennent aujourd’hui<br /> rejoindre les Beaux-Arts de Paris : Ann Veronica Janssens, chef d’atelier ; Aurélie Pagès qui vient renforcer le pôle « Impression-édition » à l’atelier de gravure, et Thomas Hirschhorn qui<br /> animera cette année un workshop créatif d’une nature exceptionnelle, intitulé « Énergie Oui, Qualité Non… ». La qualité des intervenants s’avère essentielle dans la vie d’une école d’art, et la<br /> nôtre a vocation à devenir un lieu cardinal pour des expérimentations pédagogiques innovantes, aux côtés des piliers que représentent nos professeurs titulaires. »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> PhM<br /> <br /> <br /> <br />