Les actualités hebdomadaires des Koronin (Philippe Morin / Artemis Irenäus von Baste), culture des arts plastiques & galerie d'Art associative en Ligne.
14 Février 2011
Un coup de gueule – et si je le pouvais – un pied de nez assumé à d’autres
cours d’arts plastiques. Car c’est à une histoire de rejets, de clairvoyances erronées, de discrimination aux critères sociaux que je vous convie
ici.
C’est l’histoire de l’une de mes étudiantes. Une "désormais
Koronin" à qui d’autres écoles avaient précédemment fermé leurs portes. Confrontée à une violence intellectuelle concernant son âge, brocardée sur ses capacités d’observation - ce
que seul un professionnel de l’ophtalmologie aurait été capable de diagnostiquer - elle était arrivée dans notre prépa avec la frimousse de quelqu’un
chez qui le mot « je trouverai quelqu'un qui me donnera ma chance ! » à un sens. Une émouvante petite bonne femme que rien ne distingue des autres si ce n’est sa façon de vous parler
théâtre, culture générale, de méditer crayons & brosses en mains.
Photo Koronin : travail en cours, acryliques sur papier froissé, par une étudiante à qui d'autres
professionnels avaient juré qu'elle n'y voyait rien.
Quelqu’un chez qui je dirais qu’il existe un grand quelque chose de Cyrano de Bergerac, au féminin.
Ces jours-ci, elle a pris un vieux papier kraft fripé, sa palette, ses acryliques, et du haut de son frêle gabarit s’est plongée en grand format dans la peinture d’observation ; le type de natures mortes que nous faisons régulièrement chez Koronin, qui a fait notre réputation au sein des écoles de création ou au MCRBC tant on ne peut y tricher avec les matières, les perspectives, les proportions etc. Je vous propose une vue de ce travail en cours, l’exemple montré est loin d’être fini.

Photos Koronin : deux détails des matières avec kimono sur barre, fourrure sur cintre, doudoune, métal...
Koronin a toujours appris à ses étudiants(es) que pour réussir à dessiner et peindre une pomme de terre il faut avoir envie d’une bonne soupe, de frites ou de jouer au tubercule. Observez la veste de fourrure, le kimono plié sur la barre… Notre étudiante ne « fait » plus de la peinture, elle « peint ».
Une future concurrente à mes propres capacités plastiques en observation ?
Ah oui ! Et je suis particulièrement fier que ce soit chez moi - chez Koronin – que cette peintre précédemment mise aux rebus par d’autres "professionnels" prenne enfin tout son envol.
PhM.